En quête de reconnaissance, les MEP veulent toujours sortir de leur « ghetto »

Publié le 24/11/2014
1416837216566069_IMG_142018_HR.jpg

1416837216566069_IMG_142018_HR.jpg
Crédit photo : Phanie

Les praticiens de l’Union MEP (médecins à expertise particulière, ayant une orientation en acupuncture, en auriculothérapie, en homéopathie, en médecine du sport, en mésothérapie, en ostéopathie, en phytothérapie ou en thermalisme), structure affiliée au SML, se sont réunis en colloque samedi 22 novembre à l’Assemblée nationale à Paris.

Une soixantaine de praticiens ont fait le déplacement, issus de toute la France. « Longtemps, les MEP ont été ghettoïsés », a insisté dans son discours introductif le Dr Roger Rua, président du SML. De fait, ces médecins (15 à 20 000 selon les sources) ne disposent pas de nomenclature spécifique valorisante ni de pleine reconnaissance conventionnelle (dans le parcours de soins par exemple). Ils accèdent plus difficilement à la qualification de spécialiste en médecine générale. « Nous sommes pourtant des médecins de terrain de premier recours, abonde le Dr Bruno Burel, président de l’Union MEP. Nous avons les mêmes modes d’exercice, les mêmes qualifications, les mêmes formations. Et nous avons acquis une expertise supplémentaire. »

Raisons d’espérer

Les mentalités évoluent doucement. Le Dr Bruno Burel souligne que la Haute Autorité de santé (HAS) a procédé en avril 2011 à une évaluation de la prescription de thérapeutiques non médicamenteuses validées. La HAS suggérait de mieux informer médecins et patients sur ces thérapeutiques.

Le praticien a également cité une note d’analyse de Matignon (octobre 2012) parlant d’« engouement des Français pour les médecines non conventionnelles » et estimant qu’« elles pourraient être utiles dans le champ de la prévention, des maladies chroniques et de la douleur ». Le même document relevait que ces thérapies pourraient contribuer à une baisse de la consommation médicamenteuse, et à une approche plus globale de la santé et du parcours de soins.

« Chiche », a répondu le Dr Roger Rua. Le président du SML, candidat à sa propre succession en décembre, a expliqué que son syndicat militait pour une « réintégration des MEP dans le parcours de soins et la convention ».

H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr