En Picardie, 700 médecins à trouver d’ici à 2020

Publié le 29/01/2014
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Crédit photo : DR

1 440 généralistes exerçaient en Picardie au 1er janvier 2011. Près de la moitié de cet effectif devra être renouvelé d’ici à 2020 si la région veut maintenir l’offre de soins actuelle, qui permet de répondre aux besoins de la population. C’est le constat établi par l’agence régionale de santé de Picardie, à partir des données et des projections de l’Insee (lire l’étude au format PDF).

« Les besoins à venir sont de deux ordres, écrit l’ARS. Le remplacement des nombreux départs à la retraite et, dans une moindre mesure, les conséquences des évolutions démographiques, principalement la croissance et le vieillissement de la population. » Le constat n’est donc pas favorable. La Picardie est déjà « l’une des régions les moins bien pourvues en médecins, et en particulier en généralistes ». L’âge moyen des praticiens y est de 54,5 ans, au dessus de la moyenne nationale (53 ans). Et 41% d’entre eux étaient âgés de plus de 55 ans en 2010.

Des mesures pour faciliter l’installation

L’ARS anticipe que les départs à la retraite devront être compensés par l’arrivée de 590 généralistes tandis que la croissance démographique (2,6 % entre 2010 et 2020) nécessitera une centaine de praticiens supplémentaires soit, au total, un besoin de 690 médecins.

Pour relever le défi, l’agence compte multiplier les contrats d’engagement de service public (41 depuis 2010) et les contrats de praticien territorial de médecine générale mis en place par le ministère de la Santé (7 contrats signés en Picardie depuis septembre 2013).

Sept nouvelles maisons de santé labellisées seront ouvertes en 2014. Pour faciliter les démarches des médecins, l’ARS prévoit également l’ouverture, au printemps 2014, dans l’Aisne, d’un guichet unique d’installation qui regroupera en un même lieu l’ARS, la CPAM, l’URSSAF, les URPS…

La Picardie n’est pas la seule région à faire ce constat pour les années à venir. Selon une étude universitaire, « Démomed », Paris devra recruter 1 000 médecins d’ici à 5 ans si la ville ne veut pas voir certains de ses arrondissements se transformer… en quasi déserts médicaux.

S. L.

Source : lequotidiendumedecin.fr