Emplois en Ile-de-France : Claude Evin (ARS) souligne la vitalité du secteur médico-social

Publié le 12/02/2014
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Crédit photo : S. TOUBON

Le médico-social est un « secteur d’avenir » pour l’Ile-de-France en terme de création d’emplois, a assuré le patron de l’agence régionale de santé (ARS) francilienne Claude Evin, lors d’une conférence de presse.

Quelque 80 000 personnes âgées et 50 000 personnes handicapées sont prises en charge dans les 2 000 établissements et services franciliens.

87 000 équivalents temps plein (ETP) travaillent dans le secteur médico-social. 5 000 nouveaux emplois ont été créés en 2013, dont 1 260 ETP de personnels soignants (médecins coordonnateurs, infirmiers, aides-soignants, etc.) en établissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) et 1000 emplois d’avenir.

Consolider l’existant

Le secteur souffre néanmoins d’un financement insuffisantau regard des besoins et d’un « déséquilibre » de l’offre entre Paris (à l’immobilier onéreux) et la périphérie territoriale (mieux pourvue), concède Claude Evin.

Environ 2 500 places d’accueil pour les personnes âgées ont été ouvertes en 2013 dans la région, dont 1 500 en EHPAD.

L’ARS compte renforcer l’existant avec 3 800 nouvelles places en 2014, dont 900 en soins infirmiers à domicile (SSIAD). Cela devrait générer 1 200 emplois supplémentaires. L’effort de l’ARS portera aussi sur la prise en charge d’Alzheimer, pathologie dont souffrent 150 000 Franciliens de plus de 75 ans.

1 150 places pour les patients handicapés en 2014

En 2013, 860 places ont été créés pour les adultes et enfants handicapés (2 400 places en tout), qui se sont traduites par l’ouverture de 12 nouveaux établissements et services. 1 150 places supplémentaires (dont un tiers pour les enfants) sont prévues en 2014. Conformément au projet régional de santé, l’ARS compte améliorer la prise en charge de l’autisme et des troubles du développement.

« Nos marges d’efficience portent sur les établissements spécialisés dans le handicap intellectuel, de type institut médico-éducatif, précise Claude Evin. L’enjeu sera de les faire évoluer vers une prise en charge du handicap plus lourd. »

A.B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr