Emmené par l'UFML, le Collectif de Mars appelle à la grève des professionnels

Publié le 02/12/2013
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Crédit photo : S. Toubon

L’Union française pour une médecine libre (UFML) a officialisé ce lundi la naissance du Collectif de Mars, association de défense de la médecine libérale qui appelle à la grève des professionnels de santé du 17 au 23 mars 2014.

Emmené par l’UFML, ce Collectif regroupe, entre autres, les cliniques spécialisées en médecine, chirurgie et obstétrique (FHP-MCO), les médecins – généralistes – libéraux (FMF), les chirurgiens (UCDF), les radiologues (URF) et les biologistes (BIOPRAT). Des discussions sont engagées avec les infirmiers et les sages-femmes.

Le Collectif de Mars annonce aussi un arrêt des télétransmissions à partir de ce mercredi, pour une durée d’une semaine.

Le cœur de la contestation porte sur le contrat d’accès aux soins (CAS), officiellement lancé ce dimanche.

« Ce dispositif a loupé sa cible, estime le Dr Jérôme Marty, président de l’UFML, historiquement opposé à la création de ce nouveau secteur de modération tarifaire. Alors qu’il s’adressait aux professionnels qui pratiquent de forts dépassements, ces derniers, spécialistes de plateau technique, ne représentent qu’une part infime du nombre total de signataires. »

Le Dr Marty craint par ailleurs que la mise en place du CAS n’ouvre la voie à une « dérive inflationniste » sur les dépassements d’honoraires.

Le médecin généraliste pointe aussi du doigt « le manque d’engagement » des complémentaires santé sur la solvabilisation du dispositif.

Pour toutes ces raisons et malgré un récent revers devant le tribunal administratif de Paris, l’UFML et ses 4 500 adhérents « continuent la lutte », affirme le Dr Marty.

Pression sur le gouvernement

Pour sa part, Lamine Gharbi justifie la présence des cliniques MCO au sein du Collectif de mars par le souci de « défendre la médecine libérale » et de s’élever contre « le favoritisme dont bénéficie l’hôpital auprès des pouvoirs publics ».

Le président de la FHP-MCO s’insurge en particulier contre la dégressivité tarifaire : « Comment vais-je expliquer à mes chirurgiens que dès lors que leur établissement aura atteint son quota maximum d’activité, ils devront déposer leur bistouri ? », s’inquiète-t-il.

De son côté, la Fédération des médecins de France (FMF) veut « faire prendre conscience aux médecins [et à ses 1 500 adhérents, NDLR] qu’ils ont entre les mains le pouvoir de faire pression sur le gouvernement », soutient son président, le Dr Jean-Paul Hamon.

 ANNE BAYLE-INIGUEZ

Source : lequotidiendumedecin.fr