U N collectif de parents ayant vécu des procédures de divorce longues et coûteuses appelle ceux qui sont dans leur situation à adresser une lettre à Jacques Chirac « en tant que garant de la Constitution française que la justice ne respecte pas » en la matière, dénonce-t-il.
A quelques semaines du 2e Sommet mondial de l'enfance à New York, auquel le chef de l'Etat doit participer, ce mouvement, constitué récemment sous le nom de Répare, souligne que la France, qui a ratifié en 1990 la Convention internationale relative aux droits de l'enfant (CIDE) de 1989, n'est pas en mesure de l'appliquer convenablement, compte tenu d'un arrêt de la Cour de cassation de 1993 stipulant qu'elle ne peut être mise en pratique « en droit interne français ».
Or, l'article 55 de la Constitution de 1958 prévoit que les dispositions d'une convention internationale approuvée par Paris s'imposent à tous les citoyens. Les personnes concernées ont vécu, s'indigne leur porte-parole Alain Guillou, reporter photographe, des démarches « littéralement ruineuses », en raison « notamment des groupes de pression judiciaires, avocats, experts et huissiers ». C'est « ce lobby (qui) s'oppose à l'application réelle de la CIDE », affirme, pour sa part, le Dr Pascal Dazin, auteur d'un ouvrage sur « les séparations parentales » et membre de Répare. Le Collectif (www.repare.org) chiffre à « 40 milliards de francs par an les frais de procédures des affaires familiales » et évalue entre 15 000 et 350 000 F le montant d'un divorce.
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