Diabète de type 1 chez l’enfant : l’efficacité de la pompe à insuline démontrée

Publié le 20/08/2013
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Crédit photo : PHANIE

La plus grande étude clinique menée à ce jour pour évaluer l’efficacité des pompes à insuline chez les enfants diabétiques de type 1, montre que ce système est plus efficace pour contrôler la glycémie que les injections classiques, avec un bénéfice en terme de complications.

« Notre étude confirme chez des enfants que l’usage de la pompe à insuline améliore le contrôle de la glycémie sur une période prolongée », concluent les chercheurs australiens (Elizabeth Davis et al. Princess Margaret Hospital for Children, Perth). Les enfants et les adolescents chez qui le contrôle est difficile ont bénéficié des réductions les plus importantes de HbA1c, observent ces auteurs.

Dans l’étude cas-témoins, 345 jeunes patients (de 2 à 19 ans ; moyenne d’âge de 11 ans), porteurs d’une pompe à insuline, ont été comparés à autant de témoins traités par injections d’insuline. Le diabète évoluait en moyenne depuis 4,1 ans (entre 6 mois et 15,5 ans).

À l’issue d’une période de 3,5 ans, on note que la réduction moyenne de l’HbA1c est de 0,6 % (6,6 mmol/mol) dans le groupe traité par pompe. Cette amélioration est demeurée significative pendant les sept ans consécutifs de suivi.

Moins d’hypoglycémies sévères

Le traitement par pompe a réduit les épisodes d’hypoglycémie sévère, passant de 14,7 à 7,2 événements pour 100 patients par an. Alors que dans le groupe des enfants traités par injections, les hypoglycémies sévères sont passées pendant la même période de 6,8 à 10,2 événements pour 100 patients par an.

Le taux d’admissions pour acidocétose diabétique, complication fréquente chez les enfants souffrant de diabète de type 1, est réduit dans le groupe des patients traités par pompe comparativement aux autres (respectivement 2,3 versus 4,7 pour 100 patients par an).

Au cours de l’étude, l’utilisation de la pompe a été arrêtée chez 38 patients parmi les 345 de ce groupe. Certains enfants étaient fatigués à cause des soins supplémentaires demandés par l’usage de la pompe, ou gênés par la présence de l’appareil. Certains enfants ont demandé spontanément une fenêtre thérapeutique, des « vacances de pompe », puis ont repris son usage par la suite.

Avec l’augmentation de l’utilisation des pompes à insuline y compris chez les enfants, on a assisté depuis une quinzaine d’années à une amélioration des techniques et du matériel.

Diabetes, 18 août 2013.

 Dr BÉATRICE VUAILLE

Source : lequotidiendumedecin.fr