Deux médecins agressés dans le 93 : l’URPS dénonce le « silence assourdissant » du préfet

Publié le 01/12/2014

À la mi-novembre, un médecin urgentiste libéral était agressé lors d’une visite de permanence des soins (PDS) à Aulnay-sous-Bois. Le 27 novembre, un de ses confrères était victime d’une mésaventure semblable en visite lors d’une garde de nuit.

Cette série noire a amené l’URPS Ile-de-France, le conseil départemental de l’Ordre des médecins et les syndicats à alerter le préfet de Seine-Saint-Denis. Ils lui demandent d’organiser une réunion de crise pour « briser l’escalade de violences subies par la profession dans ce département ».

Camouflet

En vain. L’URPS assure que « la profession est stupéfaite de constater que le préfet n’est pas disponible pour recevoir ses représentants, et leur oppose une fin de non-recevoir ». Pourtant, ajoute l’Union, face à la répétition des actes de violence, « les médecins de Seine-Saint-Denis travaillant auprès des patients ont besoin du soutien de l’État, et a minima, de son écoute. Le silence assourdissant de la préfecture est ressenti comme un camouflet ».

Lancer un appel aux agresseurs

Au « Quotidien », le Dr Siavellis, trésorier de l’URPS et responsable départemental de la PDS, fait part de son incompréhension. « Le médecin agressé il y a 15 jours s’est fait attaquer par trois jeunes cagoulés qui l’ont aspergé avec une bombe lacrymogène et l’ont tabassé. Le 28, c’était grosso modo le même scénario. J’ai du mal à comprendre que le préfet ne puisse même pas organiser une réunion entre nous et ses services ».

L’URPS ne compte pas en rester là. Le Dr Siavellis est persuadé que les agresseurs s’en prennent aux médecins pensant qu’il s’agit de policiers déguisés. Il envisage de leur lancer un appel dans la presse locale, pour leur rappeler que ces praticiens viennent pour soigner, pas pour enquêter.

H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr