Déserts médicaux : les villes moyennes veulent instaurer un bonus-malus

Publié le 15/11/2012
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Crédit photo : AFP

Après les petites villes, c’est au tour de la Fédération des villes moyennes (FVM) de tirer la sonnette d’alarme sur la désertification médicale. Dans un manifeste intitulé « Tous les territoires ont droit à la santé », les maires de 200 villes dont la population est comprise entre 20 000 et 100 000 habitants avancent 20 propositions contre un « scénario de l’inacceptable » dans le domaine de santé.

Afin de « favoriser une présence médicale et paramédicale » pour tous, ils souhaitent instaurer un système de « bonus-malus » à l’installation, « en fonction de la densité médicale relative des différents territoires ».

Si la tendance à la concentration de l’offre de soins devait persister, « dans 20 ou 30 ans », il n’y aurait de chirurgie que dans « la centaine de villes-centres de plus de 50 000 habitants », argumentent les élus. 12,3 millions de Français seraient alors « à plus de 45 minutes » d’une offre chirurgicale, contre 1,4 million en 2012.

Afin d’attirer de jeunes médecins, la FVM réclame aussi la création d’un « internat de proximité ». En corollaire, elle aimerait ouvrir « significativement » des postes supplémentaires au concours de fin de première année des études médicales, « en contrepartie de la signature par les bénéficiaires d’un contrat d’installation salariée dans des zones démunies ».

Enfin, la Fédération milite en faveur de la télémédecine et pour la garantie d’une offre de ville en secteur I « à l’échelle des zones d’emploi, en développant des conventionnements à plusieurs échelles » (nationales, régionales, locales).

Plus d'informations dans notre édition de lundi 19 novembre.

 A. B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr