Dépassements, secteur II : la CSMF dénonce la « mauvaise foi » de Que Choisir

Publié le 25/09/2013
1380120474457127_IMG_111557_HR.jpg

1380120474457127_IMG_111557_HR.jpg
Crédit photo : S. TOUBON

La Confédération des syndicats médicaux français (CSMF) conteste les conclusions d’une étude de l’UFC-Que Choisir, rendue publique ce mercredi.

Selon l’association de consommateurs, les dépassements d’honoraires des pédiatres, des gynécologues médicaux et obstétriciens et des ophtalmologistes de secteur II, estimés à partir des tarifs de consultation les plus fréquents, ont augmenté de 1,7 % entre juillet 2012 et juin 2013.

« Un nouveau procès en sorcellerie »

La CSMF accuse l’association de consommateurs de lancer un « nouveau procès en sorcellerie contre les médecins spécialistes du secteur II » et dénonce une communication de « mauvaise foi ».

« La conjoncture économique n’est précisément pas favorable à une prétendue envolée des tarifs, s’insurge le syndicat, qui évoque les décotes tarifaires subies par plusieurs spécialités (biologistes, radiologues) et la baisse des revenus de plusieurs spécialités en 2012.

La CSMF évoque l’impérieuse nécessité de revaloriser le secteur I « pour rattraper l’écart entre le tarif Sécu des actes et leur valeur réelle » et demande que le contrat d’accès aux soins de modération tarifaire entre en vigueur au 1er octobre, comme prévu. « Retarder une telle mesure à l’heure où l’accès aux soins est la priorité numéro un de la stratégie nationale de santé serait incompréhensible et incohérent », conclut la Confédération.

Frédéric van Roekeghem (CNAM) récuse l’étude de « Que Choisir »

Les dépassements d’honoraires ne flambent pas, ils sont au contraire stables, voire légèrement en recul, a affirmé mercredi à l’AFP le directeur de l’assurance-maladie, s’inscrivant en faux contre l’étude, publiée dans la matinée par l’UFC-Que Choisir. « Nous avons une tendance à la stabilisation voire à une légère inflexion à la baisse », a affirmé à l’AFP Frédéric van Roekeghem. Il a précisé que la Caisse nationale d’assurance-maladie ( Cnam) avait fait tourner ses ordinateurs à grande vitesse pour pouvoir répondre à l’étude de l’association de défense des consommateurs.
 CH.G

Source : lequotidiendumedecin.fr