Dépassements : la CSMF conteste les « contrevérités » du président de l’UNCAM

Publié le 17/02/2012
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Crédit photo : S TOUBON

Une tribune du président CFDT de l’UNCAM, parue ce vendredi dans « les Échos », a déclenché les foudres de la Confédération des syndicats médicaux français (CSMF). Michel Régereau y attaque la liberté tarifaire des médecins et affirme que le secteur optionnel, tel qu’il a été négocié par l’Assurance-maladie, les syndicats de praticiens libéraux et les organismes complémentaires (UNOCAM), constitue « un formidable effet d’aubaine pour les médecins qui pratiquent aujourd’hui modérément les dépassements d’honoraires ». « A contrario, ceux qui pratiquent des dépassements importants bouderont ce nouveau secteur », ajoute-t-il.

Le secteur optionnel que le ministre de la Santé souhaite imposer par décret, prévoit que les spécialités des plateaux techniques lourds (chirurgie, gynécologie-obstétrique, anesthésie-réanimation) réalisent au moins 30 % de leurs actes aux tarifs opposables et puissent effectuer des dépassements à hauteur de 50 % sur le reste de leur activité.

La CSMF affirme que les chiffres avancés par le président de l’UNCAM sur les taux moyens de dépassement sont « fantaisistes ». « Selon les derniers chiffres de l’Assurance-maladie, le taux moyen de dépassement pour les chirurgiens n’est pas de 31,9 % comme le prétend le président de l’UNCAM, mais de 56 %. Il n’est pas non plus de 16,7 % pour les anesthésistes ni de 29,5 % pour les gynécologues, mais respectivement de 51 % et de 83 % ».

Selon la Confédération, les bons chiffres démontrent l’utilité du secteur optionnel pour « maîtriser le niveau des dépassements en les plafonnant à 50 % de la valeur de l’acte opposable ». « Le secteur optionnel est bien une aubaine, mais pour les patients, qui attendent depuis trop longtemps une réponse efficace à la question des dépassements », assure la Confédération.

Curieuse polémique qui voit les médecins revendiquer des taux de dépassements supérieurs à ceux que leur attribue l’Assurance-maladie pour accréditer la dérégulation tarifaire des spécialités des plateaux techniques lourds et justifier la création d’un secteur optionnel.

 CH.G.

Source : lequotidiendumedecin.fr