Décès d’un bébé qui avait avalé une pile : cinq médecins relaxés

Publié le 05/02/2014
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Crédit photo : AFP

Cinq médecins ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Montluçon, devant lequel ils avaient comparu pour « homicide involontaire » après le décès d’un bébé d’un an qui avait avalé une pile.

« Je crois qu’ils ont démontré au tribunal qu’ils avaient essayé de faire tout ce qu’ils pouvaient pour sauver cet enfant. Malheureusement, la médecine n’est pas une science exacte », a commenté Me Anne-Marie Regnoux, l’une des avocates de la défense. Lors de l’audience, le parquet avait requis des peines de 12 à 18 mois avec sursis contre ces cinq praticiens, deux pédiatres, un interne aux urgences, un médecin urgentiste et un anesthésiste-réanimateur.

Absence de causalité certaine

Le 25 mai 2009, les parents d’un petit garçon d’un an l’avaient conduit au CHU Montpied de Clermont-Ferrand, pour faire extraire une pile bouton au lithium qu’il avait avalée accidentellement. Trois jours plus tard, après l’opération et le transfert du bébé à l’Hôtel-Dieu de Clermont, une pédiatre autorisait sa sortie après une endoscopie de contrôle.

Le 30 mai, les parents ramenaient à deux reprises l’enfant aux urgences, évoquant des difficultés à respirer. Ils étaient renvoyés chez eux dans l’après-midi, après une consultation décrite comme « rassurante » par l’interne, et revenaient le soir. Là, les médecins constataient une détresse respiratoire mais tardaient à intuber le petit garçon, arguant qu’il fallait d’abord stabiliser son état.

L’enfant décédait dans la nuit. À l’audience, les avocats avaient tous plaidé la relaxe, relevant notamment l’absence de causalité certaine entre la prise en charge effectuée par leurs clients et le décès du bébé, d’autant que les parents avaient refusé qu’on autopsie leur fils.

La rédaction (avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr