L'adoption internationale est en recul constant en France alors qu'elle est en hausse en Europe. Le nombre d'enfants adoptés est passé de 3 777 en 1998 à 2 964 en 2000. D'autre part, 60 % des personnes qui y recourent optent pour une démarche individuelle. Elles considèrent que les associations spécialisées, très sollicitées par les futurs adoptants d'autres pays européens, ne sont pas toujours fiables.
Ségolène Royal a amorcé, il y a un an, une réforme qui vient d'aboutir à la présentation, en Conseil des ministres, d'un projet de décret visant à moderniser et professionnaliser les organismes autorisés pour l'adoption (OAA). Au nombre de 38 en France, contre 4 ou 5 en Italie ou au Royaume-Uni, les OAA devront signer une nouvelle convention d'agrément avec l'Etat. Elle leur conférera une mission de service public et ils bénéficieront de subventions (610 000 euros). En contrepartie, ils seront « astreints à une obligation de formation et à un fonctionnement plus transparent ». Les seuls critères de validité des demandes d'adoption seront ceux des pays d'origine. Pas question de critère religieux par exemple, ou d'obligation de mariage pour les adoptants, parce que ce n'est pas prévu dans la loi française, a précisé Mme Royal. Pas question non plus d'encaisser des frais d'ouverture de dossiers pour des procédures qui n'aboutiront pas, sous peine de devoir les rembourser. Dans le même temps, la Mission de l'adoption internationale va être réorganisée et renforcée, avec notamment la désignation de correspondants départementaux.
En ce qui concerne le cas particulier du Vietnam, où environ 1 400 dossiers sont bloqués, une cellule d'information spécialisée d'urgence contactera prochainement chaque famille concernée afin de lui proposer une réorientation vers la Chine.
Pause exceptionnelle de votre newsletter
En cuisine avec le Dr Dominique Dupagne
[VIDÉO] Recette d'été : la chakchouka
Florie Sullerot, présidente de l’Isnar-IMG : « Il y a encore beaucoup de zones de flou dans cette maquette de médecine générale »
Covid : un autre virus et la génétique pourraient expliquer des différences immunitaires, selon une étude publiée dans Nature