Congrès de l'ASH : des patients sous Yescarta toujours répondeurs à 2 ans

Par
Damien Coulomb -
Publié le 07/12/2018
San Diego

San Diego
Crédit photo : D. C.

Deux ans après une perfusion d'axicabtagene clioleucel, les CAR-T cells commercialisées par Kite pharma/Gilead sous le nom de Yescarta, 39 % des patients atteints de lymphome diffus à grandes cellules B et de lymphome médiastinal primitif à grandes cellules B répondaient toujours au traitement. Ces résultats à long terme ont été présentés lors du congrès de la Société américaine d'hématologie (ASH) et publiés en simultané dans « The Lancet Oncology ».

Lors d'une précédente analyse de cette étude, le suivi médian était de 15,4 mois, 82 % des 108 patients de l'étude répondaient au traitement, et 58 % avaient une réponse complète. La dose de CAR-T cells administrée par patient est de 2 millions de cellules par kilo de poids corporel. L'étude a ensuite poursuivi son recrutement pour atteindre 119 patients, mais les auteurs n'ont étudié que les données des 108 patients suivis depuis au moins 2 ans pour produire les résultats présentés en congrès. Leur suivi médian est donc de 27,1 mois.

Une durée médiane de réponse de 11,1 mois

La survie sans progression médiane est de 5,9 mois. Dans la mesure où plus de la moitié des patients sont encore vivants, la survie médiane globale n'a pas pu être calculée. En concentrant l'analyse sur les patients répondeurs, les auteurs constatent une durée médiane de réponse de 11,1 mois. Des syndromes de relargage de cytokines de grade 3 ou supérieur sont survenus chez 11 % des patients, et des troubles neurologiques de grade 3 ou supérieur chez 32 % d'entre eux.

En août dernier, Yescarta a reçu une autorisation européenne de mise sur le marché pour le traitement des patients adultes atteints de lymphome diffus à grandes cellules B et de lymphome médiastinal primitif. Un décret doit bientôt définir les critères auxquels devront répondre les centres habilités à prescrire des CAR-T cells, en attendant les débuts des négociations sur les prix.

De notre envoyé spécial, Damien Coulomb

Source : lequotidiendumedecin.fr