C’est l’un des enseignements du rapport 2013 de l’hospitalisation privée, réalisé pour le compte de la FHP (Fédération de l’hospitalisation privée) avec l’aide du cabinet Mazars.
Le nombre de médecins salariés exerçant au sein des cliniques privées est en constante augmentation : 17 % entre 2007 et 2011.
Les deux tiers de ces praticiens salariés travaillent à temps partiel ; la moitié sont des femmes. « L’évolution de la démographie médicale, les changements dans la pratique et les attentes nouvelles des jeunes médecins sont les principales raisons du développement de la pratique de la médecine salariée », indique le rapport.
Terrains de stage
La loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) a facilité le salariat médical au sein des cliniques. Cette même loi a changé la donne avec les internes, en autorisant les cliniques à devenir terrains de stage. Ainsi, depuis novembre 2011, les établissements privés ont accueilli et formé près de 220 internes sur l’ensemble du territoire. « Les internes se répartissent avant tout dans les spécialités médicales, en chirurgie, en anesthésie-réanimation et en médecine générale », est-il précisé.
Les habitudes ne changent pas aisément partout. Ainsi le rapport souligne-t-il « les réticences de certaines agences régionales de santé ou de certains doyens pour ouvrir des terrains de stage dans le privé ».
Fragilité économique
Au plan financier, le tableau décrit est en demi-teinte : 32 % de cliniques MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) étaient déficitaires en 2011. Le chiffre d’affaires du secteur (13,1 milliards d’euros) a tout de même progressé de 3 % entre 2010 et 2011 – autant que les charges de personnel. Sur la même période, la rentabilité nette s’est élevée à 1,8 %. L’hospitalisation privée, avec ses 1 097 établissements accueillant 8,8 millions de patients chaque année, représente 17 % des financements de l’Assurance-maladie.
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