Bientôt un honoraire de dispensation pour les pharmaciens

Publié le 12/12/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

L’assurance-maladie et deux syndicats de pharmaciens ont signé mercredi un point d’étape devant aboutir dans les prochaines semaines à une réforme de la rémunération de la profession.

La Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) et l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) ont paraphé ce document qui va mettre en œuvre un honoraire de dispensation.

L’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) a quitté la séance de négociation à laquelle n’avaient pas pris part les organismes complémentaires (UNOCAM).

Le point d’étape fixe un taux de substitution de 85 % sur le nouveau répertoire générique et prévoit surtout un honoraire de dispensation de 0,80 euro par boîte à compter du 1er janvier 2015 (les pharmaciens touchent aujourd’hui 0,53 euro par boîte), qui passera à 1 euro le 1er janvier 2016. Par ailleurs, un honoraire complémentaire de 0,50 euro va rémunérer les ordonnances complexes (comprenant 5 médicaments différents ou plus) à partir du 1er janvier 2015.

Revoir la marge

Ces changements vont s’opérer à enveloppe financière constante. En contrepartie de ces nouveaux honoraires, « la marge dégressive lissée des pharmaciens sera aménagée », prévoit le point d’étape. Aujourd’hui, les pharmaciens touchent une marge de 6 % pour les médicaments dont le coût excède 150 euros. L’assurance-maladie et les syndicats vont poursuivre les négociations la semaine prochaine pour revoir ce taux et/ou ce seuil.

Dernier point : après le suivi des patients sous AVK, les pharmaciens disposeront d’une rémunération spécifique pour le suivi des patients asthmatiques et ceux qui bénéficient d’un traitement de substitution aux opiacés.

La FSPF s’est félicitée de la création d’un honoraire de dispensation, saluant une « réforme indispensable au maintien de l’équilibre économique des pharmacies d’officine ». « Des marges de manœuvre existent pour négocier mais nous souhaitons un engagement rapide de l’État sur les remises génériques », estime pour sa part l’USPO.

 CHRISTOPHE GATTUSO

Source : lequotidiendumedecin.fr