Attaqué sur sa gestion de la CARMF, Maudrux accuse MG France de démagogie

Publié le 17/12/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

C’est, si l’on peut dire, la réponse du berger à la bergère : alors que le syndicat de généralistes MG France vient de réclamer la démission du Dr Gérard Maudrux, président de la CARMF, suite au rapport de l’IGAS sur sa gestion jugée trop risquée, c’est au tour de l’accusé, piqué au vif, de riposter sur la forme et sur le fond.

« MG France a le rapport IGAS sur la CARMF depuis huit mois, et a pu consulter également celui des caisses des pharmaciens et des notaires, plus sévères que celui de la CARMF. Aucun syndicat dans ces professions n’a pris ces rapports pour argent comptant. Cherchez l’erreur », fait d’abord valoir le Dr Maudrux, qui dit avoir proposé un audit externe à ses détracteurs, sans réponse depuis plus de deux mois.

Le patron de la CARMF explique ensuite que les résultats de sa gestion « sont publiés dans le bulletin annuel en cours de distribution, aussi complet et avec la même transparence que chaque année ».

Exotisme

Sur le fond, la CARMF récuse, non sans une pointe d’ironie, les accusations syndicales de placements hasardeux ou déplacés par l’équipe dirigeante.

« MG France semble considérer comme placements "exotiques" les forêts et notre patrimoine et savoir-faire ancestral, préférant sans doute le voir entre les mains d’investisseurs chinois ou fonds de pensions américains, constate le Dr Maudrux. Le problème n’est pas de savoir si un placement est "exotique" ou non, mais s’il est bon ou non, sécuritaire ou non. De plus, quand on sait que cela ne dépasse guère 1 % de nos actifs, c’est de la démagogie. En 2002, 2008, 2011 ces valeurs n’ont pas bougé. Les forêts que les mêmes fonctionnaires nous ont obligés à vendre il y a peu, ont depuis pris 50 %. »

Que chacun balaye...

La dernière salve concerne le travail accompli par les uns et les autres pour la défense des médecins libéraux. « MG France critique notre bilan, peut-on critiquer celui de ceux qui prétendent améliorer l’exercice libéral quand on voit tous les jeunes fuir ce mode d’exercice et le burn-out de ceux qui y sont déjà ? », assène le Dr MaudruxEt de souligner que la valeur du C (qui n’a pris qu’un euro en sept ans) « n’arrange pas le montant des cotisations perçues dans le régime complémentaire »...

Sans oublier la hausse des cotisations ASV « gérées par nos syndicats (+2,2 % pour la part forfaitaire et 66 % pour la part proportionnelle) ». « Que chacun balaie devant sa porte avant de donner des leçons », conseille Gérard Maudrux.

 CYRILLE DUPUIS

Source : lequotidiendumedecin.fr