Agressions de médecins : 20 départements ont appliqué le protocole national de sécurité

Publié le 30/01/2013

Après l’agression d’une généraliste des Yvelines et d’un urgentiste de Seine-Saint-Denis, le Conseil national de l’Ordre dresse le bilan du protocole national de sécurité, dispositif qui vise à assurer la prévention et le traitement des violences à l’encontre des professionnels de santé.

Aujourd’hui, 68 départements se sont saisis du protocole national, indique l’Ordre. 20 d’entre eux l’ont d’ores et déjà décliné dans leur territoire et cinq sont « sur le point » de le faire.

Seul huit départements (11,7 %) indiquent n’avoir « aucune violence significative et n’ont pas jugé nécessaire de décliner une procédure spécifique », poursuit l’Ordre.

Appel d’urgence dédié et alarme géo-localisée

Ce dispositif propose aux professionnels de santé d’être mis en contact avec des « interlocuteurs clairement identifiés », « désignés au niveau local, dans les services de police et les unités de gendarmerie ».

Il prévoit aussi la mise en place d’un « système communautaire d’alerte », d’un numéro d’appel d’urgence dédié, de mesures « particulières d’accueil et d’accompagnement » ainsi que le recours aux « dispositifs électroniques d’alarme géo-localisée ».

Le protocole national de sécurité a été signé en avril 2011 par les trois ministères concernés (Intérieur, Santé, Justice) et sept instances ordinales (médecins, sages-femmes, infirmiers, pédicures-podologues, chirurgiens-dentistes, pharmaciens, masseurs-kinésithérapeutes). Il a pour objectif « d’améliorer la sécurité des professionnels de santé exerçant sur le territoire national » et de « renforce[r] la coopération entre lesdits professionnels et les services de l’État compétents en matière de prévention de la violence et de traitement de la délinquance ».

Protocole.texte Officiel[1] by

 A. B.-I.

Source : lequotidiendumedecin.fr