5 mois après le décès de Pauline, l'hommage à une interne de Poitiers « symbole de courage et de détermination »

Par Stéphane Long
Publié le 06/10/2018
- Mis à jour le 15/07/2019
Pauline Cahier

Pauline Cahier
Crédit photo : DR

Pauline Cahier est décédée à 29 ans, le 26 avril 2018, alors qu’elle poursuivait ses études de médecine. La faculté de Poitiers lui a rendu hommage, jeudi 4 octobre, en donnant son nom à la promotion 2018 des internes de médecine générale.

Le parcours de cette jeune femme, à la personnalité hors du commun, est « édifiant », selon le terme employé par le Pr Philippe Binder, directeur du département de médecine générale de la faculté de Poitiers, à l’origine de cette initiative.

« Ce n’est pas sa mort qui lui a valu cette distinction mais les valeurs qu’elle a portées très haut dans sa trop courte vie », confie le médecin au « Quotidien ». Atteinte d’un chondrosarcome de la mâchoire inférieure dès l’âge de 15 ans, Pauline a entrepris des études de médecine, par vocation. Elle a franchi les obstacles malgré les traitements, les interventions, et les conséquences de sa maladie à l'origine d'une déformation de sa lèvre supérieure. À la fin de sa quatrième année, la tumeur se réveille. Des métastases envahissent le pancréas et le foie. Pauline se sait condamnée.

Pendant la moitié de sa vie, la jeune femme s’est battue contre la maladie, sans jamais se plaindre ni rien laisser paraître. Bien au contraire, elle a fait preuve d’une empathie sans faille à l’égard de ceux qu’elle a côtoyés et des patients qu’elle a soignés.

Des valeurs à la base de l'exercice de la médecine

« Sa passion, c’était soigner les autres », raconte le Pr Binder, qui a retracé le parcours de la jeune femme à travers les témoignages de ses proches et de ses maîtres de stage.

Ce sont ces valeurs, à la base de l’exercice de la médecine, qu’il a souhaité distinguer en honorant la mémoire de Pauline. « Sa courte vie est une incroyable leçon de vie, un symbole de courage et de détermination sans faille, accomplie dans la joie et l’attention aux autres avec sa mort en face, sans faiblir », écrit le professeur dans un texte distribué jeudi dernier à la centaine d’internes en médecine générale et que « le Quotidien » reproduit dans son intégralité.


Source : lequotidiendumedecin.fr