22 % de mention « non substituable » dans les prescriptions des généralistes, selon un sondage

Publié le 04/06/2012

Alors que l’assurance-maladie doit dévoiler mercredi 6 juin ses chiffres sur l’utilisation de la mention « non substituable » (« NS »), un sondage du GEMME (qui regroupe des fabricants de génériques) indique que les médecins généralistes utiliseraient cette mention pour 22 % de leurs prescriptions. « Ce taux s’élève encore, précise le GEMME, chez les médecins généralistes de plus de 55 ans avec une patientèle importante », sans toutefois donner plus de précisions.

Certes, la valeur de ce sondage, avec seulement 200 généralistes interrogés, reste toute relative. Mais il sera intéressant de le comparer aux chiffres de la CNAM, qui a prévenu à plusieurs reprises qu’en cas d’abus de la mention « NS », elle se réserverait le droit de sanctionner les praticiens qui utiliseraient cette mention sans justification médicale. Sans dévoiler ses propres chiffres avant l’heure, la CNAM précise qu’ils font apparaître un taux de « NS » dans les prescriptions « sensiblement inférieur » à celui obtenu par le GEMME.

Pour l’association, « la relance de la politique du générique doit s’appuyer sur des actions fortes pour encadrer les pratiques de prescription ».

 H.S.R.

Source : lequotidiendumedecin.fr