Vouloir renforcer la médecine de ville est très intéressant, mais en a-t-on les moyens humains ?
Dans le département où je travaille (77), il y a eu l'an dernier 20 installations de MG libéraux pour 65 départs, soit une perte nette de 4,1% des effectifs en 12 mois... La tendance est identique pour les 5 années à venir, alors que déjà pratiquement plus un médecin n'accepte de nouveaux patients dans ce département de 1,3 millions d'habitants.
Qui plus est les jeunes médecins souhaitent (très légitimement!) ne plus travailler 70h par semaine, mais plutôt entre 40 et 50h (ce qui est déjà important ...), ce qui veut dire qu'il faudrait 1,3 installations pour compenser chaque départ ... Même avec une explosion du numérus clausus et une revalorisation énorme de la médecine de ville, on n'y parviendra mathématiquement pas. Dans ces conditions, peut-on réellement miser sur "le virage ambulatoire" ?