Le Brexit aura-t-il la peau du système de santé britannique (le National Health Service – NHS) ? De mauvais signaux se sont en tout cas mis à clignoter outre-Manche.
Le premier concerne le recrutement (une question déjà épineuse avant le « non à l'UE »). Des statistiques alarmantes ont été publiées il y a quelques semaines, montrant que le nombre d'infirmières et infirmiers européens postulant au NHS a chuté de 90 % depuis le référendum du 23 juin.
Il y a un mois, l'Ordre des médecins britanniques en a remis une couche. Selon lui, plus de la moitié des médecins européens installés au Royaume-Uni songent à quitter le pays.
À l'inquiétude in situ des ressortissants européens s'ajoute le spectre de ce que représenterait pour le NHS la fin des accords de prise en charge des 1,2 million de Britanniques installés en Europe – le ministère de la Santé estime par exemple que jusqu'ici, il économise chaque année 1 000 livres (1 140 euros) pour chaque retraité britannique vivant en Espagne par rapport à ce que leurs soins coûteraient au Royaume-Uni.
CQFD. Si les soignants européens s'en vont et que les retraités britanniques installés en Espagne reviennent, « le système de santé public s'écroulera », prédit Joan Pons, infirmier espagnol et animateur du mouvement « the3million » qui défend les droits des Européens installés au Royaume de Sa Très Gracieuse Majesté.
Sepsis : de mauvaises pratiques pour les hémocultures persistent en Europe
Maladie de Crohn : découverte d’un virome sanguin spécifique
Troubles psychiatriques : des recoupements génétiques entre des maladies très différentes
En Europe, un tiers des décès liés à des blessures est causé par l’alcool