Après les récentes publications de deux études dans le BMJ et le Lancet qui pointent un risque à long terme pour les prothèses de hanches en métal intégral, la Société française de chirurgie orthopédique et traumatologique (Sofcot) se veut « tout à fait rassurante » à ce sujet. « Un rapport un peu alarmiste des médias anglo-saxon fournissait à la presse hexagonale une occasion rêvée de dresser un parallèle aussi abusif qu’infondé entre la problématique soulevée par les prothèses mammaires et les prothèses de hanches qualifiées de défectueuses », commente le Pr Charles Msika, chirurgien orthopédique et porte-parole de la Sofcot.
Un surveillance renforcée
Si le couple de prothèse métal/métal « fonctionne très bien dans la majorité des cas », « les chirurgiens français l’ont très peu utilisé » (environ 500 porteurs de prothèses MoM sur près d’un million et demi de patients porteurs de prothèse sur notre territoire), indique le Pr Msika. « Les rares patients français porteurs de ces prothèses continueront à aller bien pour la plupart d’entre eux mais nécessitent d’être surveillés plus attentivement », poursuit-il. L’AFSSAPS a d’ailleurs mis à jour ses recommandations à ce sujet. La Sofcot rappelle également que « tous les patients porteurs d’une prothèse de hanche nécessitent (...) un suivi périodique annuel ou tous les deux ans par l’opérateur ayant posé cette prothèse ».
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