Rétrospective 2018

La mesure qui va tout changer ? À vous de voter !

Par
Stéphane Long -
Publié le 24/12/2018
retro 2018

retro 2018
Crédit photo : DR

Le préservatif sur ordonnance
Depuis le 10 décembre, les médecins peuvent prescrire à leurs patients des préservatifs masculins (une seule marque remboursée par l’Assurance-maladie). La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, y voit une mesure de prévention importante pour lutter contre les infections sexuellement transmissibles (IST), en pleine recrudescence au cours des dernières années, notamment chez les plus jeunes.

La fin du numerus clausus et des ECN
Fini le numerus clausus qui restreint le nombre de médecins diplômés chaque année. Exit les épreuves classantes nationales (ECN) sanctionnant la fin du deuxième cycle, qui contraignent les étudiants au bachotage au prix d’un stress déraisonnable. Par quoi les remplacer ? Le gouvernement n'a pas encore détaillé ses intentions, mais cela annonce un véritable big bang pour les études de santé… et la fin du mal-être pour des générations d'étudiants ?

La rémunération de la télémédecine
Après dix années d’expérimentations, la télémédecine dispose enfin d’un cadre réglementaire permettant son déploiement sur tout le territoire, notamment dans les zones en pénurie médicale. Le texte précise les tarifs remboursés par la Sécu et les modalités de mise en relation entre les patients et leur médecin. De quoi permettre le décollage de cette pratique ?

La généralisation de la vaccination anti-grippe par les pharmaciens
Expérimentée dans deux régions de France, la vaccination contre la grippe par les pharmaciens va être généralisée à tout le territoire en 2019 (campagne hiver 2019-2020). La mesure fait partie du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2019 adopté au mois de décembre. La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, y est favorable. Les syndicats de médecins beaucoup moins…

Le DMP relancé
Quinze ans après l’ouverture du dossier médical partagé (DMP), le gouvernement a annoncé début novembre le lancement à grande échelle d’une nouvelle version, censée séduire (enfin) soignants et patients. Le patron de la CNAM, Nicolas Revel, promet plus de simplicité à l’ouverture et à l’alimentation. Cinq semaines après cette annonce, près d'un  million de DMP supplémentaires avaient été ouverts, portant le total à 3 millions. Pari gagné ?

L'extension des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
Créées par la loi Touraine, les CPTS vont connaître un nouvel essor en 2019. Le gouvernement mise sur la création d’un millier de structures pour mieux coordonner et améliorer les soins de proximité. Leur financement fera l’objet de négociations conventionnelles, comme le prévoit le projet de financement de la Sécurité sociale 2019. Opportunité ou usine à gaz ?

La création des assistants médicaux
Pour redonner du temps médical aux médecins, le gouvernement prévoit la création de 4 000 postes d’assistants médicaux d’ici à 2022, financés par la Sécu. Accueil, gestion des dossiers des patients, prise de tension, électrocardiogramme… Leur rôle est encore à définir, mais le gouvernement évoque jusqu’à 20 % de temps regagné pour les médecins.

Les débuts de la rémunération à l'épisode de soins
Inédit en France, le financement forfaitaire à l'épisode de soins sera expérimenté l’année prochaine sur l’arthroplastie de la hanche. Le principe ? Rémunérer d'un coup l'ensemble des acteurs hospitaliers et libéraux impliqués en pré et post-hospitalisation avec un forfait global unique et commun, incluant reprises et complications. Les chirurgiens sont loin d’être convaincus par cette initiative en raison de sa complexité.


Source : lequotidiendumedecin.fr