Journée contre la maltraitance des personnes âgées : la SFGG appelle à changer de regard sur le vieillissement

Par
Fabienne Rigal -
Publié le 15/06/2018
maltraitance agees

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Crédit photo : S. Toubon

À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la maltraitance des personnes âgées, ce 15 juin, la Société française de gériatrie et gérontologie (SFGG) insiste pour dire que cette maltraitance « n’est pas celle qu’on croit ».

Cette journée, organisée par les Nations unies, a pour but d'informer pour mieux prévenir via des « campagnes de sensibilisation du public et des professionnels ; le dépistage des victimes de violence potentielle ; des programmes intergénérationnels dans les écoles ; des interventions de soutien aux personnes s’occupant de la personne âgée (par exemple, gestion du stress, services de relève) ; des politiques sur les soins en établissement pour définir et améliorer les normes de soins ; des formations sur la démence destinées aux personnes s’occupant des personnes âgées », indiquent les Nations unies.

« La France ne maltraite pas ses vieux »

Mais la SFGG, sans dénier l’existence de cette maltraitance « intolérable », insiste pour dire que « la France ne maltraite pas ses vieux », que « dans de nombreuses institutions, tout se passe très bien », « que l’avancée en âge se déroule en général en bonne santé, heureuse et autonome », et que « la majorité des personnes âgées n’est pas dépendante ».

La SFGG défend vigoureusement les personnels soignants qui « sont dans (leur) très grande majorité performants, bienveillants et passionnés par leur travail », et qui devraient « bénéficier enfin d’une valorisation financière et d’image tout autant que d’une formation adaptée ». Elle insiste aussi pour dire que « la grande majorité des situations de maltraitance se situent à domicile et non en institution ».

La SFGG regrette enfin le « regard négatif » que la société porte sur le vieillissement, « synonyme de déclin et non de longévité heureuse », au « statut social fragilisé ». Elle appelle à changer de regard, car « notre responsabilité est collective ».

Mais, indique la SFGG, « c’est notre rôle, nous, professionnels de la gériatrie et de la gérontologie, de valoriser l’avancée en âge et d’alerter, de vous alerter, sur les dangers du dénigrement et de l’exclusion des personnes âgées ». Et de rappeler que de nombreux sexagénaires sont en pleine forme, que de nombreux septuagénaires ont une retraite paisible et active et que de nombreux nonagénaires n’ont pas d’incapacités majeures.


Source : lequotidiendumedecin.fr