Vente de médicaments à l’unité : appel aux pharmaciens pour lancer les expérimentations

Publié le 25/08/2014
1408971666539119_IMG_134517_HR.jpg

1408971666539119_IMG_134517_HR.jpg
Crédit photo : PHANIE

Quatre régions viennent de lancer un appel aux pharmaciens pour expérimenter la vente à l’unité de certains antibiotiques avec pour objectif d’obtenir des économies pour la Sécurité sociale et lutter contre la mauvaise utilisation des médicaments.

Les agences régionales de santé (ARS) d’Ile-de-France, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Lorraine et Limousin ont été désignées par le ministère des Affaires sociales pour recruter des volontaires.

Les candidats ont jusqu’au 8 septembre pour se manifester, le délai étant fixé au 31 août pour la région PACA.

1,5 kg de médicaments dans les armoires

L’idée avait été lancée en septembre 2013 par Marisol Touraine, lors de la présentation du budget de la Sécurité sociale. « Il y a un certain nombre de pays où l’on vous donne exactement le nombre de pilules ou de cachets dont vous avez besoin », avait-elle souligné, assurant que cette pratique permettait d’éviter « qu’on se retrouve avec des armoires à pharmacie pleines de médicaments qu’on ne consomme pas » ou « mal ».

Selon la ministre de la Santé, chaque Français conserve en moyenne 1,5 kilo de médicaments chez lui.

La mesure est plutôt bien accueillie par l’opinion : 83 % des Français estiment qu’elle peut réduire le gâchis.Toutefois, certains syndicats de pharmaciens se montrent plus réservés, à l’heure où la grogne monte contre le gouvernement qui prévoit de libéraliser leur profession.

Rémunération spécifique

Pour ce premier test, un objectif national de 100 pharmacies a été fixé : 25 sont appelées à être « témoins », c’est-à-dire qu’elles continueront à délivrer des boîtes, et 75 dites « expérimentatrices » vendront seulement le nombre de pilules nécessaires à la durée exacte du traitement.

Les patients devront également donner leur accord en remplissant un formulaire. Une rémunération spécifique sera versée aux officines participantes : jusqu’à 1 500 euros par an pour les « expérimentatrices » et jusqu’à 300 euros pour les « témoins ».

L’expérimentation sera ensuite évaluée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), avant une possible généralisation.

(Avec AFP)

Source : lequotidiendumedecin.fr