Dans « le Monde », des pharmacologues lancent aux médecins un appel à mieux prescrire

Publié le 30/04/2013
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Crédit photo : S. TOUBON

Le président et plusieurs membres du Collège national de pharmacologie médicale (CNPM) et de la Société française de pharmacologie et de thérapeutique (SFPT) ont signé une tribune dans le journal « le Monde » pour appeler à la responsabilisation des prescripteurs.

« Les affaires récentes du Mediator, des pilules contraceptives et des médicaments contre l’acné ont toutes en commun un mésusage et des prescriptions inadaptées », écrivent ses auteurs. Mathieu Molimard, président du CNPM, Marie-Christine Perault-Pochat (SFPT) et Jean-Louis Montastruc, de l’Académie nationale de médecine, pointent notamment le déficit de formation des prescripteurs au bon usage du médicament et l’« absence d’outil d’évaluation et de formation continue à la juste prescription ». « Les actions qualifiées de formations restent trop souvent de l’information, voire de la promotion des médicaments, essentiellement délivrées par les firmes pharmaceutiques », ajoutent-ils.

L’enjeu de l’enseignement à distance

Le développement professionnel continu (DPC) ouvre selon eux une « réelle opportunité de pallier cette insuffisance de formation continue au bon usage du médicament ». Les signataires de cette tribune demandent la création d’une plateforme d’enseignement « post-universitaire et indépendante » à distance sur le médicament. Celle-ci permettrait selon eux une « formation à la carte, interactive et à moindre coût » et de rappeler aux médecins « les bases de la juste prescription : prescrire peu mais juste en privilégiant les médicaments ayant fait la preuve de leur vraie efficacité clinique, se méfier des associations médicamenteuses et des ordonnances surchargées... ».

Les pharmacologues appellent les pouvoirs publics à encourager cette nouvelle méthode d’enseignement à distance. « Cette plateforme permettra de se doter d’un instrument de prévention des dérives à l’origine des récents et futurs scandales sanitaires », concluent-ils.

 CH. G.

Source : lequotidiendumedecin.fr