Tromperie aggravée, homicides et blessures involontaires…

Le procès pénal du Mediator s’ouvre enfin

Par Hélia Hakimi-Prévot
Publié le 23/09/2019
- Mis à jour le 23/09/2019
Un procès fleuve s’ouvre aujourd’hui au pénal, devant le tribunal de grande instance de Paris : celui du Mediator. L’antidiabétique – commercialisé par les laboratoires Servier dès 1976 et retiré du marché en novembre 2009 – sera étudié à la loupe, durant six mois, par les juges correctionnels.
4 000 patients se sont constitués partie-civile

4 000 patients se sont constitués partie-civile
Crédit photo : SEBASTIEN TOUBON

Prescrit à cinq millions de personnes, parfois comme coupe-faim et accusé d’être à l’origine de graves valvulopathies et d’hypertensions artérielles pulmonaires (HTAP), le Mediator (benfluorex) fera l’objet d’un lourd procès au pénal. Dans ce cadre, plus de 400 avocats sont mobilisés et 4000 patients se constituent partie civile. Une dizaine de personnes morales et une quinzaine de personnes physiques seront jugées.

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