Télémédecine, réseaux : nouveau géant mutualiste, le groupe Vyv affiche ses ambitions

Par
Cyrille Dupuis -
Publié le 14/09/2017
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Crédit photo : DR

Avec 10 millions de personnes couvertes, 900 structures de soins dans 40 départements et 9 milliards d'euros de chiffre d'affaires, le nouveau groupe Vyv officiellement créé mercredi 13 septembre (issu de la réunion des mutuelles des groupes MGEN, Istya et Harmonie), entend devenir l'acteur d'une « protection sociale globale », selon les mots de son nouveau président Thierry Beaudet.

Outre les champs de l'assurance santé, de l'offre de soins et de services du secteur privé non lucratif et de la prévention, Vyv entend se développer sur la prévoyance, la dépendance, l'épargne retraite et la protection financière.

L'entité Vyv care, pilotée par Stéphane Junique (Harmonie Mutuelle), définira la stratégie du groupe concernant les activités sanitaires, sociales et médico-sociales. « Nous voulons être le leader sur la chaîne de production de soins et l'accompagnement », lance-t-il.

Parmi les priorités déjà énoncées : le renforcement des investissements dans les structures pluridisciplinaires de santé ; l'accentuation de la politique de conventionnement hospitalier qui reviendra aux mutuelles (« de façon plus ambitieuse que le seul tarif de la chambre particulière ») ; mais aussi la poursuite des réseaux de soins à tarifs négociés « pour baisser le reste à charge » (optiques, dentaires) ou encore la construction de « partenariats solides » avec les professionnels de santé, à définir.

Vers un bouquet de téléservices

À court terme, dans le domaine de la prévention, le président de Vyv, Thierry Beaudet, annonce un soutien financier au fonds de dotation Actions Addictions créé par le Pr Michel Reynaud, psychiatre et addictologue. Vyv s'apprête aussi à un investir dans une start-up proposant un bouquet de services de télémédecine – téléconsultation, télé expertise, télé surveillance – à des particuliers, entreprises, établissements ou collectivités.

L'objectif est d'intégrer cette pratique dans les offres contractuelles. « Nous allons travailler pour que la télémédecine devienne de pratique courante », résume le patron du groupe.


Source : lequotidiendumedecin.fr