Groupe Sham : résultats en hausse mais sinistralité intense en 2017
Brève

Groupe Sham : résultats en hausse mais sinistralité intense en 2017

Elsa Bellanger
| 17.04.2018

Le groupe Sham, société d’assurance mutuelle pour les acteurs de la santé, du social et des territoires, a présenté ce mardi ses résultats 2017. Si le chiffre d'affaires global s'affiche en nette hausse (+15 % à 439 millions d’euros), soutenu par l'activité à l'international, il recule de 2 % en France. En cause, selon Dominique Godet, directeur général du groupe, une forte tension sur les prix. « Sur les appels d’offres publics, certains acteurs tirent les prix vers le bas : les tarifs ont ainsi chuté de 30 % en 4 ans. En 2017, nous nous sommes retirés d’une quinzaine d’appels. Pour 2018, la question se pose de ne plus répondre. » 

En parallèle de la pression tarifaire en France, l’année 2017 a été marquée par une sinistralité « particulièrement intense », selon Dominique Godet. La charge totale des sinistres a atteint 361,7 millions d’euros (en hausse de 24 % par rapport à 2016). « Le coût moyen des règlements explose », commente le directeur général du groupe. « Les patients déposent 2,4 fois plus de réclamations qu’il y a 20 ans », observe également Dominique Godet. Ainsi, pour 1 000 lits, 241 réclamations sont enregistrées en moyenne. « Cela ne reflète pas une croissance de la responsabilité des professionnels de santé, mais une évolution des exigences des patients. Il s’agit d’une évolution sociétale, selon laquelle les patients considèrent désormais la santé comme un service et attendent une rémission à 100 % », poursuit-il.

Autre tendance de fond suivie par le groupe Sham : la territorialisation de l’offre de soins. « Avec l’arrivée des groupements hospitaliers de territoire (GHT), on passe d’une logique de l’assurance à l’acte à une logique d’assurance sur un parcours de soins dans un territoire, à l’interface de plusieurs acteurs », explique Dominique Godet.

L’émergence des acteurs de la e-santé et de la télémédecine fait également évoluer l’activité. « Dans 10 ans, ceux qui délivrent le diagnostic et les soins auront changé. Nous aurons de nouveaux clients », conclut-il.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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