Campagne de prévention contre le sida : la justice donne tort au maire d'Aulnay
Brève

Campagne de prévention contre le sida : la justice donne tort au maire d'Aulnay

Coline Garré
| 10.11.2017

La justice administrative a désavoué le maire LR d'Aulnay-sous-Bois, Bruno Beschizza, qui avait interdit par arrêté en novembre 2016 la diffusion d'une campagne de prévention du ministère de la Santé et de Santé publique France contre le sida. Construite sur la base du rapport d'expertise du Pr Morlat, en partenariat avec des scientifiques et associatifs, cette campagne visait à promouvoir l'ensemble des outils de prévention (préservatifs, Prep, TPE, TASP, dépistages), et le site sexosafe.fr dédié aux hommes ayant des rapports sexuels avec d'autres hommes (HSH). Son slogan : « Aimer, s'éclater, s'oublier. Les situations varient. Les modes de protection aussi. »

Bruno Beschizza argumentait que ces affiches étaient « contraires aux bonnes mœurs et à la moralité »  et portaient « atteinte à la dignité au risque de heurter la sensibilité de l'enfance et de la jeunesse ». Les associations avaient unanimement dénoncé une attitude « homophobe et hypocrite », selon les mots d’Aides. La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait saisi la justice, déplorant la « censure » exercée par certains maires (à Angers, Christophe Béchu, LR, avait également demandé le retrait des affiches) contre cette campagne, « pour la santé publique et contre l'homophobie »

Le tribunal administratif de Montreuil, saisi par le préfet de Seine-Saint-Denis ainsi que la Ligue des droits de l'homme, a annulé ce 10 novembre l'arrêté municipal décrié, qui avait été finalement abrogé par le maire lui-même.

La justice a estimé « qu'il n'était pas démontré que la campagne d'affichage, qui obéissait à un objectif de protection de la santé publique, était de nature à provoquer dans la commune des troubles à l'ordre public ». Elle a aussi considéré que « le caractère immoral de ces affiches et le danger qu'elles étaient susceptibles de présenter pour les mineurs, à les supposer établis, ne pouvaient justifier légalement l'interdiction totale de tout affichage sur le territoire de la commune ».

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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