L’agence de surveillance de l’air dans la région parisienne Airparif a dressé un premier bilan de la circulation alternée décrétée le lundi 17 mars en Ile-de-France pour lutter contre le pic de pollution. Avec une diminution de 18 % de la circulation parisienne par rapport au lundi précédant, une baisse de 6 % de la concentration de PM10 (particules inférieures à 10 micromètres) et une baisse de 10 % des concentrations de dioxyde d’azote en journée sur le périphérique parisien, la circulation alternée a bien eu un effet quantifiable.
Airparif ne juge ces résultats insuffisants, et estime qu’il ne s’agit pas d’une action pérenne. La circulation alternée « ne permet pas de cibler de façon sélective les véhicules les plus polluants ». L’agence rappelle que cette mesure a le plus d’impact en cas de population forte et stagnante, phénomène typique en hiver quand le sol se refroidit durant la nuit et qu’un grand soleil chauffe l’air en altitude, provoquant un couvercle empêchant la dispersion des polluants. De telles conditions n’étaient pas réunies lors de la journée du 17 mars, durant laquelle un vent d’Ouest soufflait depuis deux jours. Airparif estime qu’à terme, il ne faudra pas cibler les plaques d’immatriculation mais les véhicules les plus polluants.
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