Fin de vie : le rapport de l’Observatoire divise
Brève

Fin de vie : le rapport de l’Observatoire divise

16.02.2012

Remis mardi au premier ministre puis rendu public mercredi, le premier rapport de l’Observatoire national de la fin de vie (ONFV) est accueilli favorablement par la Société française d’accompagnement et de soins palliatifs (SFAP) qui « salue le travail produit après seulement 18 mois d’existence », l’observatoire étant opérationnel depuis septembre 2010. « Ces travaux d’observation, d’étude et d’enquête doivent être amplifiés car les données précises sur les conditions de vie en France restent encore trop parcellaires. » L’observatoire a programmé cette année un focus sur la question de la fin de vie à domicile puis un autre en 2013 sur la fin de vie des personnes âgées. Dans un mois, l’ONFV et l’Institut national d’études démographiques (INED) publieront une étude sur la « réalité des euthanasies » en France. La publication du rapport a été marquée par la démission de la psychologue Marie de Hennezel de l’ONFV pour cause de désaccord sur son contenu. « Il ne fait que compiler des études. (…) C’est du temps et de l’argent perdus car ce nouveau document a coûté 450 000 euros. Cette somme aurait pu servir à la mise en place d’une équipe se déplaçant dans les services hospitaliers en difficulté face à l’application de la loi (Leonetti), afin de faire un vrai travail de pédagogie », déclare-t-elle au quotidien « Le Parisien ». Interrogé sur l’antenne de France Inter, le Pr Régis Aubry, président de l’ONFV, estime que Marie de Hennezel « est partie parce que l’observatoire refuse de se positionner dans une posture opposante ou partisane autour de la question de l’euthanasie ». Quant au coût du rapport, il ne s’élève pas aux 450 000 euros annoncés par cette dernière. « L’observatoire est financé (annuellement) à hauteur de 450 000 euros et finance des chercheurs qui travaillent sur une période de 5 ans », précise-t-il. Pour le Pr Aubry, ce rapport est surtout destiné à « nourrir le débat sur toutes les questions que pose et posera la fin de vie en France », avec des « données factuelles ». L’observatoire n’ayant selon lui « pas pour vocation d’apporter des solutions, mais bien de constater la situation ».

 D. B.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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