Des parents saisissent le Conseil d’État pour un mauvais diagnostic
Brève

Des parents saisissent le Conseil d’État pour un mauvais diagnostic

20.10.2011

Un couple de Vichy (Allier) a annoncé avoir saisi le Conseil d’État pour demander réparation auprès de l’hôpital de Pont-de-Beauvoisin (Isère). « Nous avons décidé de nous pourvoir devant le Conseil d’État pour obtenir réparation après les lourds traumatismes psychologiques qu’ont subi ma femme et ma fille », a expliqué à l’AFP le père de l’enfant, Lionel Fagot-Revurat.

En mai 2007, le couple, en vacances en Isère, se rend aux urgences de l’hôpital après une chute sur le trottoir de leur fille, alors âgée de 2 ans et demi, qui se plaint d’avoir mal à la main. « Nous pensions à une vipère car nous avions vu des traces sur son pouce et une vipère sur le trottoir », explique M. Fagot-Revurat. Une fêlure est diagnostiquée et l’enfant est plâtrée. De retour chez elle, l’enfant continue à se plaindre : « Ses doigts étaient violacés, sa main avait doublé de volume », raconte son père. Aux urgences de Vichy, où ils se rendent, les médecins diagnostiquent une morsure de vipère au pouce avec nécrose. L’enfant est hospitalisée six jours avec un diagnostic réservé les deux premiers jours.

Le couple décide de porter plainte devant le tribunal administratif de Grenoble qui, le 17 septembre dernier, a estimé que, selon le rapport de l’expert, « le retard de 48 heures à traiter la morsure » n’a pas « entraîné de troubles supérieurs » à ceux qu’aurait eus l’enfant « dans l’hypothèse d’une mise en œuvre du traitement dès son arrivée à Pont-de-Beauvoisin ». Une décision que n’acceptent pas les parents : « C’est comme si on nous disait qu’en cas de morsure de vipère, ça ne sert à rien d’agir vite », souligne le père, qui veut que « la faute soit reconnue ».

 Dr L. A.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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