Infections à entérovirus : un deuxième pic annoncé
Brève

Infections à entérovirus : un deuxième pic annoncé

26.09.2011

L’Institut de veille sanitaire publie sur son site (www.invs.sante.fr) un point de situation sur les infections à entérovirus. La recrudescence saisonnière observée au 15 septembre 2011 laisse « présager un second pic automnal », note l’institut.

Les services d’urgence du réseau OSCOUR/InVS ont observé une augmentation du nombre de passages aux urgences pour méningites virales, « plus précoce qu’en 2010 », souligne l’InVS. Cette augmentation s’est accélérée au cours du mois de juin avec un pic entre le 20 et le 25 juin, suivi d’une décroissance du nombre de cas en août. Dans les premiers jours de septembre, le nombre de cas est de nouveau en progression. Cette évolution est corroborée par la surveillance effectuée par le Centre national de référence des entérovirus.

Le CNR a par ailleurs mis en évidence la circulation prédominante d’un nouveau variant génétique de l’échovirus 6, identifié à Lyon, Angers, Brest, Bordeaux, Caen, Clermont-Ferrand, Dijon, Grenoble, Lille, Limoges, Montpellier, Nantes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Étienne et Tours. Ce variant est « majoritairement associé à des syndromes méningés et à des syndromes fébriles du nouveau-né et du nourrisson » bénins. « Peu de formes sévères ont été décrites en dehors de tableaux convulsifs fébriles partiels ou généralisés d’évolution favorable et d’un syndrome de choc en période néonatale », souligne l’InVS.

D’une manière générale, les méningites à entérovirus ne nécessitent pas de traitement et évoluent rapidement vers la guérison complète sans séquelles, « y compris en ce qui concerne le nouveau variant », insiste l’institut. « Il est toutefois nécessaire, devant une symptomatologie évocatrice, de consulter un médecin pour pouvoir confirmer (ou infirmer) le diagnostic de méningite virale », souligne l’InVS.

Du fait de la transmission par contact de personne à personne à partir des virus excrétés dans les selles, « il est impératif de renforcer les règles d’hygiène familiale et/ou collective (lavage des mains notamment) dans l’entourage des patients afin de limiter la transmission du virus », rappelle l’institut.

 Dr L. A.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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