Un pays sur deux ne condamne pas le viol conjugal
Brève

Un pays sur deux ne condamne pas le viol conjugal

06.07.2011

ONU Femmes, l’institution de l’ONU rassemblant les organismes préexistants sur le droit des femmes, créée le 1er janvier 2011 et présidée par Michelle Bachelet, dénonce dans son premier rapport annuel les violences et discriminations que les femmes subissent, malgré des avancées majeures dans les lois.

L’étude, intitulée « les progrès des femmes dans le monde », souligne en effet l’existence du droit de vote universel dans tous les pays, alors qu’ils n’étaient que 2 à l’accorder il y a tout juste un siècle. Vingt-huit États ont même atteint la barre des 30 % de femmes dans leur parlement, et 19 d’entre elles gouvernent leur pays. « Les femmes exercent une plus grande influence dans la prise de décision que jamais auparavant, ce qui conduit à une reconnaissance croissante de leurs droits, non seulement politiques et civils, mais aussi économiques, sociaux et culturels », affirme le rapport.

À ce jour, 186 pays ont ratifié la convention sur l’élimination de toutes formes de discrimination contre les femmes, 173 versent une allocation maternité, 139 possèdent une constitution garantissant l’égalité des sexes, et 125 rendent illégales les violences conjugales.

Mais derrière ces chiffres, qui se veulent encourageants, la réalité est toute autre. « Des millions de femmes font état de violences dans leur vie, en général de la part de leur partenaire », accuse l’ONU Femmes. Plus de la moitié des pays (127) ne punissent toujours pas le viol dans le mariage. En avril 2011, seuls 52 pays le déclarent explicitement illégal dans leur code juridique. En outre, le contrôle de leur corps est loin d’être acquis pour les femmes. Près du tiers des États restreignent le droit à l’avortement. Plus généralement, les violences sexuelles sont rarement sanctionnées. « La non-divulgation des crimes contre les femmes est un grave problème dans toutes les régions », rappelle ONU Femmes, qui dénonce également l’utilisation des sévices sexuels comme arme de guerre.

L’agence appelle l’ensemble des États à adopter la loi sur l’égalité des sexes : « sans une base légale solide, les tentatives pour rendre les tribunaux plus accessibles aux femmes et la police moins hostile à leurs plaintes sont de nature à s’effondrer ».

C. G.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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