Le moustique-tigre sous haute surveillance en PACA
Brève

Le moustique-tigre sous haute surveillance en PACA

06.07.2011

Le préfet de région, Hugues Parant, et le directeur de l’ARS PACA, Dominique Deroubaix, ont rappelé qu’Aedes albopictus communément appelé moustique-tigre, vecteur potentiel de la dengue et du Chikungunya, restait sous haute surveillance en région PACA. Le dispositif de surveillance estivale du moustique a été activé depuis le premier mai 2011. Venu d’Italie, le moustique est apparu dans ce secteur géographique depuis 2004 et aurait tendance à pondre sur le pourtour méditerranéen. Mais comme il peut aussi se glisser dans tous les moyens de transport, il peut s’adapter et envahir d’autres territoires. « La zone colonisée s’étend pour l’instant sur les Alpes-Maritimes, la Corse, le Var, les Bouches-du-Rhône et le sud des Alpes-de-Haute-Provence mais il est en voie d’extension sur d’autres secteurs comme le Languedoc-Roussillon et Rhône-Alpes », a rappelé Dominique Deroubaix, lors d’un point presse organisé en préfecture à ce sujet. « C’est un sujet de santé important que nous ne pouvons nous permettre de négliger, vu l’expansion sur le plan quantitatif. La situation n’est pas alarmante, mais nous ne pouvons pas être laxistes. »

Au premier juillet, on comptait en 2011, 139 cas suspects signalés dans la région, avec des personnes présentant des symptômes évocateurs de dengue ou de Chikungunya, le double des cas signalés l’année dernière à la même époque. « Mais, a expliqué M. Deroubaix, cette augmentation est à mettre en relation avec la progression réalisée dans le signalement. Il n’y a eu finalement que 6 cas confirmés dans la région, 5 de dengue et 1 de chikungunya. » Il n’y a aucun cas autochtone en 2011 mais seulement des cas importés à la suite de voyages essentiellement.

L’effet des actions de prévention commence à se faire sentir mais il faut les renforcer. Sur une échelle de surveillance de 1 à 5, la région aujourd’hui se situe au niveau 1 de vigilance. C’est bien pour éviter cette extension, que le préfet de région et le directeur de l’ARS ont insisté ce jeudi sur le plan de surveillance mis en place depuis le 1er mai, autour des zones de prolifération des moustiques-tigres mais aussi des cas suspects. « Il existe des gestes de prévention simples pour éviter la multiplication larvaire, dans des pots sur sa terrasse par exemple. Des mesures sont prises aussi auprès des voyageurs », a souligné Hugues Parant. »

Il est conseillé d’appliquer des produits répulsifs, de se protéger avec des vêtements couvrants et amples, de prévoir des moustiquaires pour les nouveau-nés et les plus jeunes. En cas de doute, il convient de consulter son médecin traitant. Un dispositif de sensibilisation a été réalisé à cet effet pour les médecins, les professionnels de santé et les laboratoires d’analyse. L’ARS leur a adressé un courrier leur rappelant l’obligation de signaler les cas suspects et détaillant les mesures de prises en charge.

 H. F.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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