E. coli : un décès à Bordeaux non lié à la souche O104
Brève

E. coli : un décès à Bordeaux non lié à la souche O104

04.07.2011

Une patiente de 78 ans hospitalisée en réanimation au CHU de Bordeaux depuis le 24 juin 2011, est décédée dans la nuit du 1er au 2 juillet 2011. La patiente avait très rapidement développé une forme sévère de syndrome hémolytique et urémique (SHU). Comme les autres patients présentant un SHU, elle a bénéficié du nouveau médicament déjà testé en Allemagne, l’éculizumab (Soliris).

Les autorités précisent que dans le cas de cette patiente, « aucun lien n’avait pu être établi avec la fréquentation du centre de loisirs de la petite enfance de Bègles (CLPE) ». Les résultats des prélèvements bactériologiques ont confirmé qu’elle n’était pas porteuse de la souche O104 d’Escherichia coli mais d’une souche O145 « rare mais non exceptionnelle » qui a déjà été isolée dans d’autres cas de SHU. La source de la contamination n’a pas été identifiée.

L’enquête épidémiologique sur les cas groupés d’infections liées à la souche à E. coli O104:H4 se poursuit. Les spécialistes s’étonnent des « atteintes cérébrales majeures, très intenses, et dès l’entrée dans la maladie » causée par les deux souches O104 et O145, « ce que ne représente pas généralement la souche O157 », a précisé le Dr Didier Gruson, du service hématologie, réanimation médicale au CHU de Bordeaux, la souche habituellement isolée dans les SHU touchant les enfants comme dans l’épisode de cas groupés de Lille. Les mêmes caractéristiques avaient déjà été observées par les médecins allemands avec qui les médecins de Gironde sont « en lien très étroit », a indiqué le Pr Christian Combe, chef du service de néphrologie-transplantation dialyse au CHU de Bordeaux.

Le ministère de la Santé a publié des recommandations pour la prévention d’une transmission secondaire. « La contamination par E. coli se produit par ingestion d’aliments contaminés consommés crus ou peu cuits, mais également en portant ses mains souillées à la bouche, après avoir touché des animaux porteurs de la bactérie ou leur environnement contaminé » ou « par contact avec une personne malade qui excrète la bactérie dans ses selles », a-t-il rappelé. Outre le lavage des mains systématique, il a notamment souligné : « En cas de gastro-entérite, il convient d’éviter de préparer des repas et de se baigner dans des lieux de baignade publics. »

 Dr L. A.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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