Flambée d’infections à E. coli : 6 cas importés en France
Brève

Flambée d’infections à E. coli : 6 cas importés en France

31.05.2011

Selon le bilan publié le 31 mai par l’Institut Robert-Koch en Allemagne, l’épidémie d’infections à Escherichia coli, dont les premiers cas remontent au 2 mai 2011, a provoqué 373 cas confirmés de syndrome hémorragiques et urémiques. Le nord de l’Allemagne reste la région la plus touchée même si des cas ont été rapportés, chez des personnes ayant voyagé en Allemagne, dans 7 autres pays européens : Suède, Angleterre, Pays-Bas, Danemark, Autriche, Suisse, France. Un décès a été enregistré en Suède, le premier hors d’Allemagne.

En France, à ce jour, 6 cas de diarrhée sanglante chez des personnes ayant séjourné ou résidant en Allemagne dans les 15 jours précédant leurs symptômes ont été signalés à l’Institut de veille sanitaire (InVS). Il s’agit de 6 adultes dont 5 femmes, âgés de 16 à 55 ans.

L’agent pathogène est d’un sérogroupe « très rare » et « particulièrement virulent », E. coli O104, mais des investigations sont toujours en cours pour déterminer l’origine exacte de la contamination. Une étude cas-témoin suggère que cette épidémie serait liée à la consommation de concombres, de tomates, ou de salades vertes.

La consommation de concombres espagnols a été fortement évoquée après des analyses réalisées sur 3 concombres provenant d’Espagne alors qu’un quatrième lot en provenance des Pays-Bas était suspecté. La crise sanitaire s’est d’ailleurs doublée d’une crise diplomatique, la mise en cause des concombres ayant provoqué « la colère » des autorités espagnoles, qui reprochent à l’Allemagne d’avoir fait des « déclarations très malvenues en pointant les concombres espagnols (...) sans avoir des données fiables pour le dire. » La ministre espagnole de l’Agriculture, Rosa Aguilar, a par ailleurs indiqué que la souche d’E. coli en cause « n’a jamais été trouvée ou identifiée sur le territoire espagnol à ce jour ». Les premiers résultats annoncés par les autorités sanitaires de la ville de Hambourg semblent accréditer cette thèse. Une souche d’E. coli a bien été retrouvée sur deux concombres espagnols mais il ne s’agit pas de la souche O104 à l’origine de l’épidémie. Les autorités néerlandaises, elles, ont annoncé dans un communiqué n’avoir trouvé aucune souche E. Coli enterohémorragique dans les 168 échantillons prélevés au cours des derniers jours, principalement sur des concombres.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a proposé son assistance technique et se dit prête à faciliter la collaboration entre les laboratoires pour aider les pays qui n’ont pas les moyens de détecter le sérogroupe O104. Pour l’heure, l’OMS ne préconise pas la restriction des voyages ni des échanges commerciaux avec l’Allemagne.

> Dr L. A.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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