Un psychiatre condamné à huit ans de prison pour viol
Brève

Un psychiatre condamné à huit ans de prison pour viol

21.03.2011

Un psychiatre de 68 ans, aujourd’hui retraité, a été jugé coupable du viol de trois de ses anciennes patientes et condamné à 8 ans de prison par la cour d’assises de Nantes. Les victimes, qui ont à plusieurs reprises exprimé leur sentiment d’avoir été « salies », attendaient que l’accusé reconnaisse les faits de viols, ce qu’il n’a jamais voulu faire, admettant tout au plus des « dérapages » ou « erreurs ». Juste avant le délibéré, il a néanmoins demandé pardon, avant de déclarer : « Je ne suis pas fier de moi. Je remercie mes patientes de m’avoir accusé, j’ai pris conscience que j’étais à côté de mes pompes, je ne ferai plus jamais ça. À ce moment-là, j’avais l’impression de faire du bien. »

La première de ses victimes, âgée de 20 ans à l’époque des faits, avait porté plainte en mai 1998. Un non-lieu avait été délivré dans ce dossier en 2000 mais l’enquête a été rouverte en 2007 après une nouvelle plainte. Souffrant d’anorexie, la jeune femme, aujourd’hui âgée de 33 ans, avait suivi une thérapie à partir de 1997 avec ce psychiatre. Après plusieurs entretiens « verbaux », le médecin lui avait prodigué des massages, d’abord sur le haut du corps, puis des attouchements qui avaient pris une tournure clairement sexuelle. Selon le psychiatre, il s’agissait de « touchers-massages du Hara », une technique japonaise.

En juillet 2006, une infirmière, aujourd’hui âgée de 56 ans, avait elle aussi porté plainte pour viol. Suivie en thérapie entre 1995 à 2000, elle avait, dans un premier temps, bénéficié d’entretiens classiques avant que le psychiatre ne lui propose de pratiquer « la méditation de l’étreinte ». Le médecin et la patiente devaient se serrer l’un contre l’autre tandis que le praticien récitait des chapelets. Ensuite, sans vêtements, le médecin avait imposé des fellations à sa victime.

Enfin, en juin 2009, une troisième ancienne patiente, longtemps retenue par la honte, déposait plainte pour des faits ayant eu lieu en 1998 et 1999. À elle, le médecin avait parlé de traiter l’énergie de ses « chakras » pour justifier des massages puis des gestes à caractère clairement sexuel.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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