Une testostérone basse est associée à une mortalité accrue chez le coronarien
Brève

Une testostérone basse est associée à une mortalité accrue chez le coronarien

20.10.2010

Chez les patients souffrant de maladie coronaire, un déficit en testostérone n’est pas rare – touchant 24 % de l’échantillon étudié – et a un impact négatif sur la durée de vie.

Chris Malkin et coll. ont mené une étude prospective de cohorte chez 930 patients coronariens devant subir une angiographie coronaire. Les patients ont été suivis en moyenne pendant pratiquement sept ans. Les résultats montrent un excès de mortalité dans le groupe à taux de testostérone bas comparativement au groupe à taux normal : 21 % versus 12 % (p = 0,002). Avec une notion à retenir : « Dans l’étude, il est montré qu’un taux bas de testostérone, défini par une testostérone biodisponible < 2,6 nmol/l, apparaît comme un indicateur prédictif de mortalité cardio-vasculaire de toutes causes chez le coronarien. »

Dans la population masculine vieillissante, un taux de testostérone plasmatique bas est courant, avoisinant 30 % des sujets de plus de 60 ans.

Sachant cela et ces derniers résultats cliniques, peut-on en déduire que l’on doit inclure la mesure de la testostérone dans l’évaluation du risque cardio-vasculaire ? Une difficulté à plaider d’emblée pour une telle pratique tient à la difficulté de séparer les sujets ayant un déclin physiologique en testostérone de ceux ayant un hypogonadisme léger. De plus, en pratique clinique, la découverte d’un taux bas de testostérone doit être confirmée par des dosages répétés.

Des travaux ont montré que la testostérone a des effets positifs chez des hommes souffrant de maladie cardiaque. La testostérone est un puissant vasodilatateur coronaire (via une action antagoniste des canaux calciques) et augmente le seuil angineux. Un traitement par la testostérone réduit le cholestérol total, la masse grasse, le tour de taille et les cytokines associées à l’athérosclérose, le diabète et le syndrome métabolique.

« Les résultats encourageants actuels confirment l’intérêt de rechercher les effets d’une supplémentation en testostérone dans les maladies cardio-vasculaires dans de plus grandes études cliniques. »

Chris Malkin et coll. « Heart », 20 octobre 2010.

Quotimed.com, le 20/10/2010

Dr BE. V.
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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