Rupture du tendon d'Achille : la chirurgie et le traitement conservateur au coude à coude

Rupture du tendon d'Achille : la chirurgie et le traitement conservateur au coude à coude

Damien Coulomb
| 16.01.2019
  • tendon d'Achille

    Rupture du tendon d'Achille : la chirurgie et le traitement conservateur au coude à coude

La rupture du tendon d'Achille est une blessure fréquente dans la population jeune et active. Ces dernières années, la prise en charge chirurgicale a marqué le pas face au traitement conservateur combinant immobilisation statique et rééducation fonctionnelle, à la suite d'une accumulation de données montrant une équivalence des deux approches en termes d'efficacité.

Pour le Dr Yassine Ochen, du département de chirurgie du centre universitaire médical d'Utrecht (Pays-Bas), les récentes évolutions des modalités des traitements de la rupture du tendon d'Achille (mobilisation précoce, levée progressive des restrictions de charge sur la cheville blessée…) justifiaient une remise à plat des connaissances. Ils ont donc rassemblé, dans une méta-analyse, 10 études randomisées (944 patients cumulés) et 19 études observationnelles (14 918 patients) récentes pour estimer le risque de récidive de rupture du tendon d'Achille chez les patients opérés et non opérés. La durée moyenne de suivi de différentes études était comprise entre 1 à 2 ans dans les études randomisées, et 1 à 8 ans dans les études observationnelles.

Les résultats de cette méta analyse, publiée dans le « BMJ », démontrent un avantage faible mais significatif de l'approche chirurgicale en termes de taux de récidive (2,3 % contre 3,9 % chez les patients non opérés) au prix d'un taux de complication plus élevé (4,9 % contre 1,6 %). La différence de taux de complications s'explique par une incidence élevée des infections chez les patients opérés : 2,8 %. Chez les patients non opérés, la complication la plus fréquente était la thrombose veineuse profonde (1,17 %).

Une décision basée sur les facteurs de risque

« La décision finale d'opérer ou non un patient doit se baser sur ses facteurs de risque individuels, concluent les auteurs, malheureusement, et compte tenu de la grande variété des protocoles de réhabilitation non chirurgicaux, il est actuellement difficile de comparer les différentes approches. » Les chercheurs plaident pour de nouvelles études randomisées destinées à évaluer les différentes approches en fonction des facteurs de risque : diabète, IMC élevé, neuropathie, maladie vasculaire périphérique ou encore prise d'un traitement immunosuppresseur.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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