Dégradation des conditions de travail, patients violents... les étudiants en santé ont le moral dans les chaussettes

Dégradation des conditions de travail, patients violents... les étudiants en santé ont le moral dans les chaussettes

Sophie Martos
| 05.12.2018
  • etudiants moral

    Dégradation des conditions de travail, patients violents... les étudiants en santé ont le moral dans les ch...

Quotidien lourd, rythme infernal... La dégradation du moral des étudiants en santé s'accentue fortement en 2018. Selon le baromètre* annuel réalisé par 360 medics, 64 % des étudiants se déclarent aujourd'hui insatisfaits de leurs conditions de travail (contre 31 % en 2017). 

Plusieurs facteurs « stresseurs » plombent le moral des jeunes. Sept étudiants sur dix ont déjà fait face au moins une fois à un comportement violent de la part d'un patient (65 % en 2017). 

Le rythme de travail est un autre facteur anxiogène et avec des répercussions directes. 86 % des sondés considèrent que ces cadences infernales impactent négativement la vie sociale, 67 % jugent que cela affecte leur vie familiale et 47 % leurs performances professionnelles.

Ce rythme de travail se répercute plus globalement sur le bien-être des jeunes. En 2018, 52 % jugent qu'il joue sur leur moral et leur condition physique. Et 41 % souffrent ou ont déjà souffert de dépression, confirmant la prévalence du burn out ou des idées suicidaires dans cette population jeune. 

Incidence sur la qualité des soins

Chez les jeunes, les raisons de l'épuisement s'expliquent dans l'ordre par le comportement des patients, le manque de reconnaissance, l'organisation du travail et la masse de travail. Et 90 % d'entre eux estiment que leur travail n'est pas reconnu à leur juste valeur !

Également sondés sur le lien entre épuisement professionnel et qualité des soins (seuls les répondants ayant connu ou connaissant un épisode de burn-out sont ici interrogés),  3 % d'entre eux affirment que cette situation de souffrance les a conduits à un incident médical de sécurité sur un patient. Et 41 % déclarent que « le risque existe ».  

* Enquête réalisée par questionnaire auto-administré en ligne entre le 1er octobre et le 4 novembre 2018 auprès de 6 195 répondants dont 5 117 professionnels de santé (médecins, pharmaciens, infirmiers, kinés, sages-femmes, aides-soignants, chirurgiens-dentistes) et 1 078 étudiants en santé (dont 51 % en médecine).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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