Lyme : la SPILF et d'autres sociétés savantes expliquent pourquoi elles n'ont pas validé les recos de la HAS

Lyme : la SPILF et d'autres sociétés savantes expliquent pourquoi elles n'ont pas validé les recos de la HAS

Coline Garré
| 13.07.2018
  • lyme

    Lyme : la SPILF et d'autres sociétés savantes expliquent pourquoi elles n'ont pas validé les recos de la HAS

La Société de pathologie infectieuse de langue française (SPILF) et une partie des sociétés savantes impliquées dans la prise en charge des maladies transmises par les tiques ne valident pas l'ensemble des recommandations de bonnes pratiques de la Haute autorité de santé, rendues publiques le 20 juin. Celles-ci ne peuvent donc valoir comme le « protocole national de diagnostic et de soins », qui aurait dû remplacer la conférence de consensus de 2006, en l'absence de la signature de la SPILF, partenaire de la HAS sur ce sujet.

Le SPPT contesté

Comme l'Académie nationale de médecine et le Collège national des généralistes enseignants (CNGE) récemment, et dans le droit fil de leurs précédentes prises de position, les sociétés savantes contestent au terme d'une analyse collégiale, le chapitre consacré à la « symptomatologie/syndrome persistant(e) polymorphe après piqûre de tique, ou SPPT », que la HAS propose comme un cadre pragmatique pour désigner une population de patients en souffrance et en errance thérapeutique. 

« Nous identifions des risques majeurs pour les patients en raison de l'introduction d'une entité dont le cadre nosologique reste indéterminé : risque de majoration de l'errance diagnostique chez les patients présentant des symptômes médicalement inexpliqués, risque de prise en charge inadaptée et possiblement délétère de ces patients, risques liés au mésusage des antibiotiques », écrivent, dans une lettre adressée à la présidente de la HAS Dominique Le Guludec, plusieurs membres de la SPILF, le directeur du centre national de référence sur la borrelia le Pr Benoît Jaulhac, le président de la Société d'étude et de traitement de la douleur Pr Serge Perrot, et le Pr Christian Rabaud, à la tête du Collège national professionnel de maladies infectieuses. 

Adhésion aux stratégies de prévention et de diagnostic 

En revanche, les sociétés savantes affichent leur soutien aux stratégies de prévention et de diagnostic proposées. 

Elles demandent à la présidente de la HAS de pouvoir valider certains chapitres et de poursuivre les travaux sur les autres sujets.

À l'inverse, la Fédération française contre les maladies vectorielles à tiques (FFMVT) défend la reconnaissance du SPPT, qu'elle rapproche du PTLDS américain (Post-treatment Lyme disease syndrome). 

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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