120 personnes décédées par noyade depuis le 1er juin : Santé publique France appelle à la vigilance

120 personnes décédées par noyade depuis le 1er juin : Santé publique France appelle à la vigilance

Coline Garré
| 12.07.2018
  • noyade

    120 personnes décédées par noyade depuis le 1er juin : Santé publique France appelle à la vigilance

Quelque 552 noyades sont survenues entre le 1er juin et le 5 juillet en métropole et outre-mer, recense Santé publique France dans le cadre de l'enquête NOYADES 2018 – qui court jusqu'au 30 septembre 2018. Et 121 personnes en sont décédées (22 %).

Dans le détail, SPF distingue les noyades accidentelles, 257 dont 50 décès (19 %), les noyades intentionnelles (suicides ou meurtres), 34 dont 16 décès (47 %) et celles dont l'origine est encore en cours d'investigation, 261 dont 55 décès (21 %).

L'agence sanitaire décrit plus particulièrement les noyades accidentelles. La majorité se déroule en mer (103 noyades, soit 40 %), surtout à proximité du rivage, puis dans les piscines (70 noyades, 27 %), en particulier familiales, dans les cours d'eau (36 noyades, 14 %), les plans d'eau (23 noyades, 9 %) ; et une minorité (12 noyades, 5 %) dans d'autres lieux comme les baignoires ou les bassins.

Les noyades en piscine concernent à plus de 80 % les enfants de moins de six ans. Les cours d'eau emportent davantage les 25-44 ans (44 % des victimes), tandis que la mer avale les 6-25 ans (33 %) et les plus de 65 ans (26 %).

Une mortalité influencée par l'âge

La mortalité augmente avec l'âge. Ainsi, la proportion de noyade accidentelle suivie d'un décès est de 9 % chez les moins de 6 ans contre 37 % chez les plus de 65 ans.

L'on observe également que la mortalité en piscine privée (5 décès, 10 %) est moindre que celle des cours d'eau (16 décès, 32 %) et des plans d'eau (6 décès, 12 %). Responsable de 18 décès sur les 50, la mer est la plus mortelle (36 %).

Conseils de prévention

Les noyades des enfants sont dues à un manque de surveillance, un défaut du dispositif de sécurité ou à une chute ; celles des adultes se produisent à la suite d'une malaise, d'une imprudence, ou faute de savoir bien nager. Aussi, SPF rappelle les gestes simples de prévention.

Les enfants, qui peuvent se noyer sans bruit en moins de trois minutes dans 20 cm d'eau, doivent être surveillés par les adultes. SPF recommande de les doter de brassards et de leur apprendre à nager le plus tôt possible, à partir de 4-5 ans.

Les zones de baignade surveillées sont à privilégier. Il faut tenir compte de sa forme physique et ne pas rentrer dans l'eau trop rapidement, boire de l'alcool ou s'exposer au soleil trop longtemps avant la baignade.

Enfin, l'apprentissage de la nage reste la meilleure prévention, alors que près d'un Français sur six déclare ne pas savoir nager (35 % chez les 65-75 ans).

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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