Le pire du pire des chambres de garde en images

Le pire du pire des chambres de garde en images

Stéphane Long
| 12.05.2018

Murs décrépis, fuite d’eau, insalubrité, nuisances sonores… Les conditions de logement des internes en médecine laissent parfois à désirer. Les intéressés s’en plaignent occasionnellement, photo à l’appui sur les réseaux sociaux (voir le florilège ci-dessous).

Pourtant, une circulaire de 1999 rappelle aux hôpitaux leur devoir en la matière : « Les internes doivent bénéficier d’un logement décent (chambre propre, ménage fait tous les jours, literie propre, sanitaires en état de marche […] », stipule le texte.

« Les conditions d’accueil se sont beaucoup améliorées depuis 20 ans, reconnaît Jean-Baptiste Bonnet, président de l’ISNI. Mais ça reste un sujet sensible car c’est l’un des premiers facteurs de bien-être des internes et un élément important dans la lutte contre les risques psychosociaux auxquels sont exposés les internes. »

Récupérer après une garde, avant de reprendre la voiture

« Ça paraît anodin, mais le fait d’avoir un tour de ménage à midi et non pas tôt le matin, c’est plus apprécié que de repeindre les murs des locaux, explique l'étudiant. Ça permet à l’interne de dormir ou d’aller se recoucher après sa garde avant de reprendre la voiture. »

Il y a quelques jours, les présidents des établissements hospitaliers de la région de Montpellier ont été interpellés sur le sujet par le syndicat des internes du Languedoc-Roussillon, dont Jean-Baptiste Bonnet est également président. « Plusieurs accidents de la route mortels ou non, ont eu lieu sur des retours de garde », rappelle ce courrier adressé aux hôpitaux. Cette mesure « qui relève simplement de l'organisation, qui ne coûte rien ou presque, aux établissements », permettrait de réduire ces risques, avance Jean-Baptiste Bonnet.

L’ISNI met également en garde les établissements publics sur leur désinvestissement dans les internats (où logent certains étudiants en stage), même si certains ont une politique beaucoup plus positive sur le sujet. « Pas de rénovation, pas d’entretien, pas de ménage… Les internes vivent parfois dans des conditions de salubrité déplorables. On sent qu’il y a une grogne qui monte sur ce sujet », note le président du syndicat.

Et pourtant, dit-il, les établissements ont tout à gagner à soigner l’accueil des futurs médecins. « C’est l’un des premiers facteurs d’attractivité, estime-t-il. Les désertions de centre hospitalier, ça arrive vite. Et c’est tout le département qui en pâtit en termes de démographie médicale. »

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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