Au Royaume-Uni, la crise du NHS fragilise Theresa May

Au Royaume-Uni, la crise du NHS fragilise Theresa May

11.01.2018
  • may

Theresa May a essuyé un feu de critiques de l'opposition travailliste concernant l'état du service public de santé britannique, le NHS, lors de la première série de questions parlementaire de l'année, mercredi 10 janvier.

« La Première ministre doit comprendre que c'est sa politique qui pousse le NHS dans la crise », a attaqué le leader de l'opposition travailliste, Jeremy Corbyn, soulignant la nécessité de dégager des fonds supplémentaires. « Si le NHS est si bien équipé et si bien préparé, pourquoi la décision a-t-elle été prise la semaine dernière d'annuler les opérations de 55 000 personnes pendant le mois de janvier ? », a interrogé M. Corbyn.

Theresa May a reconnu que le système de santé britannique était « sous pression » en cette période hivernale et s'est excusée pour les patients dont les opérations avaient été annulées. Elle a toutefois assuré que le NHS, fierté britannique, « était mieux préparé que jamais » et a vanté un « service de santé public de premier plan ».

40 000 postes d'infirmières vacants

« La réalité, c'est que 2,9 millions de personnes supplémentaires consultent pour des accidents ou des urgences et que 2 millions d'opérations de plus ont lieu chaque année », a avancé Theresa May.

Mais la pénurie de personnel dans les services médicaux britanniques est un sujet brûlant depuis plusieurs mois. Le quotidien « The Times » a révélé mercredi qu'un hôpital avait repoussé les traitements de chimiothérapie de patients atteints du cancer en raison d'un manque d'infirmières.

Sur les réseaux sociaux, des médecins se sont excusés auprès des patients, d'autres expliquent que les personnels sont sous haute pression, avec des infirmières expérimentées « en pleurs ». Selon le Royal College of Nursing, il y aurait 40 000 postes vacants d'infirmières en Angleterre, et le nombre d'étudiants diminue. Selon le Conseil des soins infirmiers et obstétricaux, les infirmières et sages-femmes ont été 27 % de plus à quitter la profession qu'à la rejoindre depuis 2016. Certains y voient un effet du Brexit. 

Le service public de santé anglais a recommandé la semaine dernière à tous les hôpitaux de reporter les rendez-vous non urgents et les opérations jusqu'à la fin du mois, à l'exception des opérations de patients souffrant de cancer et des procédures urgentes.

(Avec AFP)
Source : Lequotidiendumedecin.fr

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