Vaccin pneumococcique non conjugué : la HAS déplore la pénurie et fait de nouvelles recommandations

Vaccin pneumococcique non conjugué : la HAS déplore la pénurie et fait de nouvelles recommandations

Dr Lydia Archimède
| 04.01.2018
  • vaccin

    Vaccin pneumococcique non conjugué : la HAS déplore la pénurie et fait de nouvelles recommandations

Dans un contexte de pénurie du vaccin pneumococcique polyosidique non conjugué 23-valent (VPP 23) Pneumovax, la Haute Autorité de santé (HAS) publie, à la demande du directeur général de la santé, de nouvelles recommandations. Celles-ci visent à « prioriser les populations devant bénéficier de cette vaccination » et à définir le schéma vaccinal transitoire permettant de garantir l'accès à la vaccination pour ces populations.

Une situation inacceptable

À cette occasion, la Haute Autorité s'émeut de la multiplication des pénuries de vaccin qui, selon elle, « participent à une suspicion de la population pouvant porter atteinte à la crédibilité́ de la politique vaccinale ». La HAS se veut plutôt offensive, appelant à plus de transparence sur les causes conduisant à de telles tensions. « Ces situations sont inacceptables lorsqu'elles font suite à des choix stratégiques de laboratoire tels que l'arrêt de commercialisation d'un vaccin », souligne la Haute Autorité.

Dans ses recommandations, elle rappelle que la vaccination vise essentiellement à réduire la fréquence des infections invasives à pneumocoque et des pneumonies. La vaccination est recommandée pour l'ensemble des enfants âgés de moins de 2 ans ainsi que pour les enfants, adolescents et adultes de tous âges à risque élevé d’infection à pneumocoque (IP).

Seuls ces derniers, les plus de 2 ans à risque élevé d'IP, sont concernés par l'épisode actuel de rupture d'approvisionnement. le vaccin pneumococcique conjugué 13-valent (VPC 13), Prevenar 13, recommandé chez les moins de 2 ans n'est pas touché par la pénurie.

Populations prioritaires

Chez les plus de 2 ans à risque non antérieurement vaccinés contre le pneumocoque, la stratégie vaccinale repose sur l'injection d'une ou deux doses de VPC 13, suivie d'une dose de VPP 23 afin d’élargir la couverture sérotypique de la vaccination. Les populations prioritaires pour recevoir le VPP 23 dans un délai minimal de 8 semaines après la dose de VPC 13 sont : les enfants à risque élevé qui doivent recevoir leur dose de vaccin VPP 23 à l'âge de 2 ans ; les personnes non vaccinées, quel que soit l'âge, dont la maladie ou la comorbidité justifiant la vaccination a été nouvellement diagnostiquée.

« Pour les autres populations à risque élevé d'IP (populations diagnostiquées avant 2017 ou antérieurement vaccinées), la dose de VPP 23 pourra être différée à la fin de la période de pénurie », souligne la HAS. Même chose pour les adultes à risque élevé et qui ont déjà été antérieurement vaccinés, la possibilité d'une nouvelle injection de VPP 23, cinq ans après la première, peut être différée à la fin de la période de pénurie.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

A la une

add
internes

48 heures par semaine maximum ? 50 % des internes de médecine générale dépassent le temps de travail réglementaire

Surcharge de travail, pression des médecins seniors : un interne en médecine générale sur deux (en première, deuxième ou troisième année), dépasse le temps de travail hebdomadaire réglementaire, révèle une enquête* d'envergure de... 13

Le nombre de cas de rougeole a bondi de 50 % en 2018, selon l'OMS

rougeole

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur un bond d'environ 50 % des cas signalés de rougeole en 2018 par rapport à 2017. À la... 8

Dépistage organisé du cancer du sein : de bonnes performances malgré une légère baisse de la participation

depistage cancer sein

Malgré un taux de participation en légère baisse, les indicateurs de performance du dépistage organisé du cancer du sein « attestent de la... 5

Téléconsultation : des syndicats et l'Ordre s'inquiètent de « dérives commerciales »

teleconsult

Cinq mois jour pour jour après la généralisation de la téléconsultation, MG France s'alarme ce vendredi de « dérives commerciales » non... 5

Après un ressenti négatif en consultation, 60 % des patients ont déjà cherché un nouveau médecin

experience negative

Près d'un patient sur deux estime que leur médecin n'est pas assez attentif en consultation, selon une étude en ligne* réalisée auprès d'un... 10

A découvrir
l'annuaire du-diu
GUIDE PHARMA SANTE

Le Guide Pharma Santé regroupe l’ensemble des informations et points de contacts des entreprises du monde de la Santé.

Consulter
imageagenda

Retrouvez tous les évènements
et congrès à venir

Consulter