Retour du TPG obligatoire, fin de la liberté d'installation : les sénateurs communistes à l'offensive sur le budget de la Sécu

Retour du TPG obligatoire, fin de la liberté d'installation : les sénateurs communistes à l'offensive sur le budget de la Sécu

Loan Tranthimy
| 14.11.2017
  • senat

Le Sénat a entamé lundi l'examen en première lecture du projet de loi de financement de la Sécurité sociale 2018, adopté par les députés. Le groupe Communiste, Républicain, Citoyen et Écologiste (CRCE) est vent debout contre ce premier budget de l'ère Macron.

Il dénonce « la privatisation » de la protection sociale et la « chasse aux économies » qui cible en particulier l'hôpital. « Alors que les hôpitaux ferment des lits, on vante le développement de l'ambulatoire mais il n'y a aucun financement. Les déserts médicaux avancent et les patients sont de plus ne plus nombreux à renoncer aux soins », explique tout de go Laurence Cohen, sénatrice du Val-de-Marne.

Sanctionner les tarifs abusifs

Le groupe CRCE se veut sur tous les fronts en matière d'accès aux soins.

Il défendra en séance plusieurs amendements afin de rétablir l'obligation de tiers payant « généralisé », supprimée par le gouvernement à l'Assemblée. Un article additionnel vise aussi à encadrer davantage les dépassements d'honoraires en sanctionnant les pratiques qui ne respectent pas le tact et mesure.

Un autre amendement s'attache à réguler l'installation des jeunes médecins, comme lors du débat à l'Assemblée« Dans un délai de trois mois à compter de la délivrance de leur diplôme d’État de docteur de médecine, les médecins désireux d’exercer leurs fonctions à titre libéral doivent s’installer pour une durée au moins égale à deux ans dans un territoire où l’offre de soins de premier recours ne suffit pas à répondre aux besoins de santé de la population », indique le texte.

Le groupe a déposé 65 amendements (sur les 559 à examiner). Il réclame la suppression de l'article 7 (hausse de la CSG versus suppression des cotisations sociales), de l'article 15 (prélèvement fiscal reconduit sur les complémentaires santé pour financer le forfait médecin traitant), de l'article 34 (extension de la vaccination obligatoire des enfants) et de l'article 39 (intéressement pour les hôpitaux qui réaliseront des économies). « Si nous soutenons les vaccins en général en tant que formidable protection pour les populations, nous demandons des garanties pour une sécurité vaccinale et notamment sur les adjuvants », justifie Laurence Cohen.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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