Vaccination contre la grippe : un patch à micro-aiguilles aussi efficace que l’injection

Vaccination contre la grippe : un patch à micro-aiguilles aussi efficace que l’injection

Fabienne Rigal
| 28.06.2017
  • Patch aiguilles

    Vaccination contre la grippe : un patch à micro-aiguilles aussi efficace que l’injection

Une étude menée par une équipe de l’institut de technologie et de l’université Emory en Géorgie, aux États-Unis, et publiée dans « The Lancet » montre que des patchs à micro-aiguilles pourraient offrir une alternative aussi efficace et sûre, mieux acceptée et moins onéreuse que la vaccination par injection intramusculaire habituelle.

Ce dispositif consiste en 100 aiguilles solubles dans l’eau, juste assez longues pour pénétrer la peau, et qui reste en place le temps que le vaccin pénètre, grâce à un patch. Le vaccin est encapsulé dans les aiguilles, et relargué en quelques minutes, quand les micro-aiguilles se dissolvent dans la peau. Le patch est ensuite retiré comme un pansement. Le dispositif ne nécessite pas d’être conservé au frais et présente donc divers avantages techniques.

Crédit photo : Georgia Tech

Même immunogénicité, et pas plus d’effets secondaires

Cette étude de phase I, randomisée, contre placebo, a inclus 100 participants de 18 à 49 ans, naïfs du vaccin contre la grippe. Les participants ont été assignés à 4 groupes différents, et ont reçu, entre juin et septembre 2015, le vaccin inactivé (de la saison 2014-2015), sous la forme du patch, posé par un professionnel de santé ou par le participant lui-même, ou par injection intramusculaire. Le dernier groupe a reçu un placebo sous forme de patch.

Dans les groupes effectivement vaccinés, les effets secondaires étaient de même intensité (moyenne) : il s’agissait surtout de sensibilité locale et de douleur après l’injection, de prurit et d’érythème après le patch. Ils duraient 2-3 jours. Aucun effet secondaire grave n’a été observé. L’immunogénicité était la même selon le mode d’injection et selon que le patch avait été posé par un professionnel de santé ou le participant lui-même (dans les 3 groupes effectivement vaccinés).

Plus de 70 % des participants des deux groupes « patchs » ont indiqué qu’ils préféreraient à l’avenir un patch plutôt qu’une injection ou une vaporisation intranasale. Les auteurs soulignent que cette solution pourrait réduire le coût d’une campagne de vaccination puisqu’il n’y aurait plus besoin d’un professionnel de santé pour réaliser le geste. L’équipe américaine prévoit de développer ce type de patch pour d’autres vaccins tels que la rougeole, la rubéole et la polio.

Crédit photo centrale :  Georgia Tech

Source : Lequotidiendumedecin.fr
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