La déficience en vitamine D est associée à un surrisque de maladie d’Alzheimer

La déficience en vitamine D est associée à un surrisque de maladie d’Alzheimer

Fabienne Rigal
| 19.05.2017

Deux études menées par une équipe internationale dont des chercheurs de l'INSERM et parues dans « Alzheimer’s and dementia » montrent que la déficience en vitamine D, et en d’autres nutriments liposolubles, serait associée à un risque plus important de développer une maladie d’Alzheimer. Catherine Féart et Cécilia Samieri, deux des auteurs, commentent leurs résultats pour « le Quotidien ».

La première étude s’est penchée sur 916 participants à la cohorte des Trois Cités (3C) et sur leur statut en vitamine D. Dans cette cohorte avaient été incluses en l’an 2000 des personnes de 65 ans et plus, non-démentes. Des prélèvements sanguins avaient été réalisés à l’inclusion et les participants ont été régulièrement revus pour évaluer leur état cognitif et de santé générale. Sur ces 916 participants, 177 ont développé une maladie neurodégénérative, dont 124 une maladie d’Alzheimer, dans les 12 années suivant leur inclusion.

« Nous avons seulement 15 % environ de participants avec un statut en vitamine D normal (151 sur 916 exactement), précisent les deux chercheuses. Ce chiffre peut varier très largement selon les conditions d’ensoleillement et la supplémentation des aliments – qui existe dans certains pays mais pas en France. » L’étude montre que le risque de développer une maladie d’Alzheimer est multiplié par 3 en cas de déficience en vitamine D, par rapport à un statut normal. « La relation est globalement linéaire : plus on est déficient, plus le risque de démence est élevé, poursuivent-elles. Mais personne n’a de données sur la longue durée, sur le statut à long terme en vitamine D et son impact sur le vieillissement cérébral. » Maintenir un statut adéquat en vitamine D contribuerait à ralentir le déclin cognitif et à retarder ou prévenir l’apparition d’une maladie d’Alzheimer, conclut l’étude.

Acides gras et caroténoïdes

Dans une seconde étude faisant, elle, intervenir 666 participants de la cohorte 3C, les chercheurs ont pris en compte 22 nutriments liposolubles (vitamine D et A mais aussi 12 acides gras, 2 formes de vitamine E, 6 caroténoïdes différents). Les participants qui montraient les plus faibles concertations plasmatiques en vitamine D, en caroténoïdes et en acides gras poly-insaturé présentaient un risque multiplié par quatre de développer une démence par rapport à ceux présentant les plus hautes concentrations.

Source : Lequotidiendumedecin.fr

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